LORDEL Georges

Par René Lemarquis

Né en 1902 à Romilly-sur-Seine (Aube), mort le 26 décembre 1927 ; militant communiste de l’Aube.

Georges Lordel
Georges Lordel

Georges Lordel eut, dès sa sortie de l’école primaire, une activité militante. Il diffusa un moment l’Ido, langue internationale, puis adhéra aux Jeunesses communistes de Romilly, dont il devint un dirigeant. Il participa, avec Raymond Guyot*, au congrès du 24 septembre 1921 de la région troyenne et fut désigné comme secrétaire des JC de la section de Romilly. Il mena l’action contre l’occupation de la Ruhr et, en 1923, fut délégué pour l’Aube du journal la Caserne. Il porta la contradiction à René Valdémar* dans une réunion organisée en mars 1923 par les socialistes de Romilly.

Diffuseur de la Dépêche de l’Aube, orateur pour la JC en 1924 à Troyes au meeting international contre la guerre impérialiste, Lordel présenta le rapport sur l’action antimilitariste au congrès de la VIIe Entente des JC à Troyes, le 7 décembre 1924. Il semble s’être opposé aux membres du parti de la section de Romilly et le rapport du secrétaire André Batonnier* indiquait : "La section est hostile au mouvement des Jeunesses." Toutefois on apprenait, l’année suivante, que "seul, le cercle de Romilly marche bien". Devenu secrétaire politique de la VIIe Entente, Lordel anima en 1925 le Comité d’action contre la guerre et établit le programme de l’école léniniste du rayon de Romilly. Lordel fut aussi un des premiers militants du syndicat unitaire du Textile lors de sa constitution.

Miné par la maladie, Georges Lordel dut cesser son travail et une souscription fut lancée pour l’aider. Il organisa encore des congrès de conscrits, devint secrétaire adjoint de la région troyenne des JC et enfin, le 13 avril 1927, gérant de la Dépêche de l’Aube succédant à Marcel Maillot*. Poursuivi à ce titre, il fut condamné à quatre mois de prison et 1 000 F d’amende pour un article de René Cassel*. Mais il dut s’aliter en août 1927 et mourut le 26 décembre. René Plard* le présenta ainsi dans l’article nécrologique qu’il lui consacra : "Il ne prétendait qu’à accomplir sa tâche de communiste (...) ; il était un rigoriste de notre doctrine. Il est nécessaire que ce soit souvent les jeunes qui montrent aux anciens le chemin dur de la discipline."

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article118895, notice LORDEL Georges par René Lemarquis, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 27 décembre 2010.

Par René Lemarquis

Georges Lordel
Georges Lordel

SOURCE : La Dépêche de l’Aube, 1921-1927, en particulier 27 décembre 1927.

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