MACÉ Jean

Par Claude Geslin

Né le 14 novembre 1888 à Vitré (Ille-et-Vilaine) ; mort le 1er avril 1947 à Fougères (Ille-et-Vilaine) ; menuisier ; militant syndicaliste et communiste d’Ille-et-Vilaine.

Fils d’un carrier et d’une tricoteuse, Jean Macé fut une des figures marquantes du mouvement ouvrier révolutionnaire en Ille-et-Vilaine. Dès 1912, il se lança dans la bataille syndicale et prit la direction du syndicat du Bâtiment de Vitré qui venait de se créer.

Mobilisé d’août 1914 à 1919, il reprit son action au retour de la guerre, obtint l’installation à Vitré d’une succursale de la coopérative "L’Alliance des travailleurs fougerais" et l’amélioration des conditions de travail pour plusieurs catégories d’ouvriers du Bâtiment et pour les employés municipaux. Mis à l’index par le patronat, il fut obligé en 1920 de partir à Fougères où il continua son action syndicale.

Secrétaire du comité syndicaliste révolutionnaire de Fougères dès sa création en mars 1921, il représenta le Bâtiment de Fougères au congrès de l’Union départementale CGT de Dol-de-Bretagne le 3 juillet 1921. Il combattit avec la minorité communiste pour défendre l’action des CSR.

Secrétaire du syndicat général unitaire du Bâtiment et Ameublement de Fougères dès sa création et secrétaire adjoint de l’Union locale unitaire en 1927, il fut délégué par la Fédération pour travailler dans les centres carriers de Coglès. Il obtint en 1927-1928 des augmentations de salaires garanties par un contrat collectif. De 1929 à 1931, il conduisit les revendications du Bâtiment et fut élu conseiller prud’homme. Il apporta également à cette époque sa collaboration au Cri du peuple organe du mouvement des "22" pour l’indépendance et l’unité syndicale. Sa combativité lui valut à plusieurs reprises des condamnations pour entraves à la liberté du travail et entraves à la liberté des enchères. En février 1931 encore, il fut arrêté pour injures et chant de l’Internationale lors de la manifestation interdite qui avait suivi la conférence de Gaston Monmousseau et Lenoir à Fougères. Il fut condamné à quinze jours de prison. Mais son action l’avait désigné aussi à la vindicte patronale. Mis une nouvelle fois à l’index, il dut quitter Fougères et devint diffuseur de journaux à Rennes (il était secrétaire du syndicat CGT de cette corporation en 1936-1937), continuant à suivre les problèmes fougerais, en particulier ceux des centres granitiers.

Secrétaire adjoint en 1932, puis secrétaire de la section du Parti communiste de Fougères, il fut candidat aux élections municipales de Fougères en octobre 1933 et en 1935 et aux élections législatives de 1936 dans la même ville.

En 1945, il fut élu conseiller municipal de Rennes sur la liste antifasciste. Il était secrétaire du syndicat de diffusion de la presse et membre de la section de Rennes des mutilés du travail. Il fut aussi candidat du Parti communiste lors des élections cantonales à Rennes nord-est en septembre 1945.

Secrétaire adjoint en 1945, il fut l’un des quatre secrétaires de l’Union départementale CGT en 1947.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article119290, notice MACÉ Jean par Claude Geslin, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Claude Geslin

SOURCES : Arch. Nat. F7/13130. — Arch. Dép. Ille-et-Vilaine, 3 Md 40 à 42, 3 Md 44, série U non classée. — La Voix socialiste, 1921. — La Bretagne communiste, 1923. — Le Prolétaire de l’Ouest, 1927. — Le Semeur d’Ille-et-Vilaine, 1922-1948. — L’Aurore d’Ille-et-Vilaine, 1933. — Jacques Bonhomme, 1935-1936. — L’Aurore socialiste, 1945. — État civil.

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