MARCENAC Jean

Par Nicole Racine

Né le 16 novembre 1913 à Figeac (Lot), mort le 14 mai 1984 à Sainte-Feyre (Creuse) ; professeur, écrivain, poète, journaliste ; membre du PC (1934-1984).

Portrait de Jean Marcenac par Jacques Grange, septembre 1945.

Enfant d’un couple d’instituteurs à Figeac, Jean Marcenac, s’interrogeant dans son autobiographie, Je n’ai pas perdu mon temps, sur ses voies d’accès au communisme, souligne la part des traditions familiales : un père issu d’un milieu rural, homme de gauche, radical mais non socialiste, devenu franc-maçon après la Première Guerre mondiale, une mère dont la famille "se remarquait par son jacobinisme, son athéisme sans faille", qui lui apprit à lire dans Victor Hugo et lui chantait la chanson de Rossel ; un grand-père maternel, avoué à Figeac, qui était socialiste. Après des études au collège Champollion de Figeac, J. Marcenac s’inscrivit comme étudiant en philosophie à la faculté des lettres de Toulouse en 1931. Il découvrit le surréalisme grâce à son ami Gaston Massat qui était en correspondance avec Joë Bousquet. Il écrivit ses premiers poèmes en 1932, qu’ André Breton fera publier dans la revue Intervention surréaliste de Bruxelles. Il publia son premier livre de poèmes La Gueule du loup (1934) à Toulouse, dédié à André Breton (il en supprimera la dédicace dans sa réédition en 1945 dans Le Cavalier de coupe, ce qu’il se reprochera plus tard). Éloigné de Paris, il ne put participer au débat entre surréalisme et communisme ; en 1934, il rendit visite à André Breton. A l’Université de Toulouse, il se lia avec Lucien Bonnafé, le futur psychiatre ; il adhéra avec lui à l’Union fédérale des étudiants afin d’en faire une organisation capable de s’opposer à l’Association générale des étudiants et de pénétrer en milieu socialiste. Après le 6 février 1934, il participa avec ses amis de l’UFE, L. Bonnafé et Marquié, à des actions communes avec les étudiants socialistes, notamment contre les étudiants en droit. A la suite d’une manifestation antifasciste, il fut inculpé en mai 1934 de complicité de coups et blessures, condamné en correctionnelle à la rentrée à quatre mois de prison avec sursis et une amende. A l’automne 1934, il adhéra, selon ses souvenirs, aux Jeunesses communistes ; d’après L. Bonnafé, ce fut le jour même de sa condamnation ; selon ce dernier, "c’était pour nous l’aboutissement nécessaire d’une turbulente jeunesse portée par le mouvement surréaliste", (l’Humanité, 16 mai 1984). Il passa sa licence de philosophie en 1933 et commença à préparer son diplôme d’études supérieures avec Vladimir Jankelevitch, et il se consacra de plus en plus au militantisme. Élu au comité régional des Jeunesses communistes (Haute-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne, une partie de l’Ariège), il devint secrétaire et membre de droit du bureau régional du PC. Il collabora à la rédaction de l’hebdomadaire du parti, la Voix du Midi. En 1936, pour assurer sa vie matérielle, il demanda un poste et obtint une délégation pour l’école primaire supérieure de Cahors. Devenu un des responsables communistes du Lot, il tint de nombreux meetings. Il assista au congrès des JC de Marseille où il fut désigné à la commission politique du congrès. Il fut présent au congrès de réunification CGT-CGTU à Toulouse comme rédacteur de l’hebdomadaire des Jeunesses et en tant que délégué de la jeune Union syndicale des étudiants qui réunissait des étudiants socialistes et communistes. Durant les grèves avec occupation d’usines, il fut avec les dirigeants de l’Union syndicale, Achille, Auban, Henry Roudières, Lucien Bonnafé et Camille Téqui, envoyé comme représentant CGT.

Au lendemain de son mariage le 27 août 1936 avec Andrée Labry, il assista au congrès mondial pour la paix à Genève où il fit partie de la commission des jeunes paysans en raison du travail militant qu’il avait mené avec Cassagnade de l’Union de défense des paysans du Lot, conseillé par Waldeck Rochet et en rupture avec la politique préconisée par Renaud Jean. Il assista avec une délégation des Jeunesses de l’Union fédérale des combattants du Lot, organisation de jeunesses au sens large, au congrès de Reims en 1936 ; membre d’une délégation de l’Union fédérale des combattants invitée aux jeux olympiques de Berlin, il fit un voyage en Allemagne nazie et les contacts qu’il eut avec les Jeunesses hitlériennes lui firent craindre le pire. En 1937, il fut chargé d’empêcher la tenue d’un meeting de Philippe Henriot à Concorès. Absorbé par ses activités militantes, il chercha néanmoins à reprendre ses études ; il soutint son diplôme de philosophie à Lille où V. Jankelevitch avait été nommé ; il présenta l’écrit de l’agrégation à Toulouse mais ne fut pas admissible. En 1938-1939, nommé professeur au collège Mariette à Boulogne, il échoua à l’agrégation. Il avait pour amis Pierre Hervé, Pierre Yoyotte et Valentin Feldman auquel il dédia en 1942 "La critique des armes" paru dans Le Ciel des fusillés en 1945. Il se lia à Tristan Tzara par l’intermédiaire de René Blech, collabora à Soutes de Luc Decaunes et commença à sympathiser avec Éluard. Le Pacte germano-soviétique, nous dit-il dans ses mémoires, ne le troubla pas.

A la déclaration de guerre, il dut rejoindre le 14e RI à Toulouse où il se fit inscrire comme élève-officier ; tenu en suspicion comme communiste par l’autorité militaire, il fit quinze jours de prison pour un motif futile, rayé du peloton des EOR et affecté dans les Corps francs. Grâce à l’intervention d’Anatole de Monzie, il fut affecté finalement au 211e RI qui partit pour le front du Rhin ; affecté à la section du commandement, il fut fait prisonnier en juin 1940 sur les bords du Dessoubre, envoyé à Belfort, puis en Allemagne au stalag VII A et travailla dans une exploitation agricole en Haute-Bavière. Après avoir minutieusement préparé son évasion (septembre 1941), il put traverser le Rhin, se retrouver à Strasbourg puis à Mulhouse. Ayant appris que s’il rentrait dans le Lot, il serait interné (de plus, l’inspecteur d’académie lui avait suspendu son traitement), il reprit le contact avec la direction clandestine du parti pour le Quercy. Il assuma dans le triangle de direction du Lot, les fonctions de responsable à l’organisation et à la propagande sous le pseudonyme de Walter. Il fut au cœur des efforts du parti pour la création des groupes FTP du Quercy. A la demande du Front national de zone sud, il prit en charge Elsa Triolet venue en 1944 enquêter sur les maquis FTP du Lot. "Elle y rencontre un poète — écrit Dominique Desanti — (...) et pour celui-ci, elle est l’apparition. L’éblouissement. Pour lui Elsa comme Louis et (...)Paul Éluard représenteront la poésie de la vie et du parti. Il se vouera à vivre à leur ombre, avec tout ce qu’exige la dévotion." Et dans ses mémoires, J. Marcenac écrivit : "L’amitié, comme l’amour, a ses coups de foudre." Elsa l’emmena à Valence pour qu’il rencontre Aragon, Aragon avec lequel, nous a-t-il dit, il allait partager non seulement l’expérience de la clandestinité et ses dangers, mais une conception commune du rôle des intellectuels et de la poésie "dans la longue bataille pour la réalisation de l’homme". Appelé par la direction du Front national en zone sud, il travailla à la direction du Comité national des professeurs. Plusieurs de ses poèmes parurent dans Poésie 43 publié par P. Seghers, notamment le cahier Poètes prisonniers I puis dans Poésie 44, Poètes prisonniers II ; sous le pseudonyme Rémy Walter, il collabora à Europe, publié le 1er mars 1944 par Éluard, Aragon et Vercors aux éditions de Minuit clandestines. Après le débarquement de juin 1944, dans les maquis du Lot, il fut chargé de prendre la direction de la formation politique des officiers FTP dont le nombre devait augmenter pour encadrer les volontaires qui affluaient ; il fut aidé dans cette tâche par Gabriel Roucaute. Il participa aux combats de la libération de Cahors où il parla au nom des FTP et à ceux de Toulouse ; il fut pendant le mois de septembre, à Montpellier, adjoint de Gilbert de Chambrun, chef d’état-major du 3e régiment FFI.

Démobilisé fin septembre 1944, il s’occupa d’abord d’une Maison de la pensée à Lyon avec Mathilde Péri puis se consacra au journalisme, à la demande de Madeleine Braun, à la rédaction du Patriote, journal du Front national dont elle était directrice. Il en devint le rédacteur en chef jusqu’à la disparition du journal. Il publia successivement Le Ciel des fusillés dont une première édition avait paru par les soins de Confluences de René Tavernier, puis Le Cavalier de coupe dans la collection "Métamorphoses" dirigée chez Gallimard par Jean Paulhan.

Ayant gagné Paris, il fut un temps directeur littéraire des éditions Pierre Bordas, chez lequel il fit publier les poètes qu’il aimait, mais qu’il quitta lorsque Bordas s’orienta vers l’édition scolaire. Il assura à la radio jusqu’en 1947, la chronique littéraire dans l’émission "Ce soir en France" animée par Francis Crémieux. Il écrivit dans Action, dans les Lettres françaises. Dans cet hebdomadaire, il fit du 27 janvier au 24 mars 1949 les compte rendus du procès Kravchenko où fut posée la question de l’existence des camps en Union soviétique, publiés en volume sous le titre "Un combat pour la vérité", dont il nous dit que, le relisant en 1981, il n’en a ni honte ni regret. Ami d’Aragon, il était aux Lettres françaises alors sous la direction de Claude Morgan — un des fondateurs de l’hebdomadaire dans la clandestinité — "l’homme lige d’Aragon", selon l’expression de Cl. Morgan. Ainsi apparut-il lors de l’affaire de l’"esthétique communiste" qui opposa Pierre Hervé, directeur d’Action et Aragon. Celui-ci, reprenant une formulation de R. Garaudy dans un article d’Arts de France avait dans Action ("Il n’y a pas d’esthétique communiste", 22 novembre 1946) affirmé que l’esthétique dont se réclamait Aragon n’avait rien de spécifiquement communiste et que le style d’Elsa Triolet s’apparentait à celui de Veillée de chaumières. Jean Marcenac alla alors interviewer Elsa et envoya l’entretien aux Lettres françaises en donnant raison à Elsa contre P. Hervé. Claude Morgan, après avoir refusé de publier cet entretien, dut se résoudre à le publier devant les pressions de la direction du parti ; mais il le fit précéder d’un chapeau qui en désapprouvait le contenu (13 décembre 1946). Fort de l’amitié d’Aragon et d’Elsa, J. Marcenac pouvait aussi compter, nous dit-il, sur "le reflet de l’amitié affirmée, proclamée" d’Éluard qui appuyait sa conception "politique" de la poésie. J. Marcenac avait, en effet, rédigé le "Manifeste de l’école d’Oradour" qui parut dans les Lettres françaises (16 juin 1945) et fut placé en tête du Ciel des fusillés et de son recueil Poésies (1932-1969) ; ce manifeste plaidait pour une poésie qui "se charge de toutes les circonstances aggravantes du réel, et rejoue à chaque instant une partie désespérée contre l’absurde » ; la revendication d’une poésie politique était pour Marcenac la marque d’une génération qui voulait rester fidèle à l’esprit national et social de la Résistance. Il entra en 1949 au comité de rédaction d’Arts de France, dominé par des peintres et des écrivains communistes, et devenu la "tribune du nouveau réalisme". A partir de 1948, Jean Marcenac fut l’homme d’Aragon aux Lettres françaises que le parti, avec l’appui du responsable aux intellectuels, L. Casanova, tentait de reprendre en main. Aragon avait ainsi fait adjoindre au journal un supplément "Tous les arts" dont il fut le directeur jusqu’en janvier 1953, date à laquelle il devint le seul directeur. D’après son témoignage, J. Marcenac aurait pratiquement joué le rôle de rédacteur en chef lorsqu’après le départ de Pierre Daix à Ce soir, le poste fut confié à J. Gandey-Réty en 1952. "Sans autre titre que le mérite (...) je couvrais une bonne partie du territoire politique et culturel dévolu aux Lettres françaises. Disons le clairement. C’est Aragon et moi qui faisions le journal, nous attachant en particulier à la mise en page (...). Par ailleurs, une écrasante part de la rédaction reposait sur moi. Il n’est guère de numéro, des années 1948 à 1953 où, lorsque Aragon ne le rédige pas, ne me revienne l’article important." Ce fut Aragon qui chargea J. Marcenac de mener la bataille du "nouveau réalisme" prôné en peinture. Ainsi suivit-il les Salons d’Automne de 1948 à 1950 où exposèrent les "nouveaux réalistes" comme Fougeron. Citons ses articles des Lettres françaises, "Les réalistes sur le chemin de la grande peinture" (29 septembre 1949) et "En trois ans, le Nouveau Réalisme a rendu à la peinture les couleurs de la France" dans lequel il écrivit : "Nous venons de vivre, je le crois, trois ans qui compteront dans l’évolution de l’Art français. Face à une terreur plastique inouïe, voulue par ceux qu’effraye aujourd’hui une réalité qui les condamne, il appartenait à certains de revendiquer les peinture du non-dire, la peinture d’histoire" (22 juin 1950). Ce qui n’empêcha pas André Stil de trouver que Marcenac refusait, en effet, la conception exclusivement politique de la peinture défendue alors par Auguste Lecœur. En 1950-1951, Marcenac participa activement aux "Batailles du Livre" lancées dans toute la France par le parti.

En 1953, J. Marcenac décida de quitter les Lettres françaises et demanda un poste dans l’enseignement ; nommé à Sainte-Ménéhould puis à Orléans, il obtint enfin un poste à Saint-Denis en 1955 dans un lycée que, sur son "insistance", on finit par nommer lycée Paul-Éluard. Élu en 1959 et en 1965, il fut conseiller municipal de cette ville jusqu’en mars 1971. Il se chargea d’un premier "travail de débroussaillage culturel" de Saint-Denis ; son rapport pour la municipalité sur le travail culturel parut dans la Nouvelle critique. Quelques années plus tard, il put préfacer les catalogues des expositions du musée municipal d’art et d’histoire, comme celles consacrées à la tapisserie de Jean Lurçat (1961) ou à Paul Éluard. En 1956, J. Marcenac approuva l’attitude du Parti communiste d’Union soviétique et du parti français dans l’affaire hongroise (il republia dans Je n’ai pas perdu mon temps les lignes qu’il avait données à J. Kanapa pour la brochure de la Nouvelle critique, "Les intellectuels communistes témoignent"). Les événements de mai 1958 le poussèrent à revenir aux Lettres françaises et il fit avec Aragon le numéro qui suivit le 13 mai. En mai 1958, le parti lui demanda d’assurer avec Henri Barron le secrétariat du comité antifasciste. Il accepta, malgré sa maladie cardiaque, d’être candidat communiste dans le Lot aux élections législatives de 1967 ; à l’occasion de cette campagne, il écrivit un "Discours aux Quercynois sur la morale politique". Après les XXIIe et XXIIIe congrès du PC, il aurait aimé qu’on fasse appel à lui aux Lettres françaises pour satisfaire aux "exigences d’ouverture" et en même temps pour "éviter le bric-à-brac et le marché aux puces intellectuel". Il revint cependant au journal lorsqu’on vit qu’il allait mourir. Lorsque la date du dernier numéro fut décidée, Aragon lui confia l’hebdomadaire et il en fit les trois derniers numéros. Il y publia un poème "Le Taciturne" qui s’achevait ainsi :

"Appuyé au silence

Je paye le prix de la fidélité."

La poésie tint toujours une grande place dans la vie de J. Marcenac ; s’il fut l’ami de poètes célèbres, Aragon, Éluard, Tzara, Néruda auxquels il consacra de nombreuses études, il prit soin de faire connaître des poètes de la nouvelle génération, les "jeunes poètes du CNE" comme Charles Dobzynski, Jacques Roubaud, Alain Guérin. L’édition de ses œuvres poétiques complètes à partir de 1983 rappelle que le militant des années cinquante sut aussi s’exprimer en poète.

Dans les années soixante-dix/quatre-vingt, Jean Marcenac, malade du cœur, était professeur au Centre National d’Enseignement à Distance (CNED). Ayant appris que Maurice Bardèche , ancien collaborateur affichant, même après-guerre, son fascisme et son antisémitisme, était employé au CNED, bien qu’ayant été radié de l’Éducation Nationale, Jean Marcenac dénonça cette situation ; Maurice Bardèche fut exclu du CNED, mais on en exclut également Marcenac, qui dut reprendre un poste dans un lycée de la banlieue nord. Il y enseigna un an, ce qui aggrava sa maladie cardiaque (témoignage de Marianne Delranc).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article120000, notice MARCENAC Jean par Nicole Racine, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 29 octobre 2019.

Par Nicole Racine

Portrait de Jean Marcenac par Jacques Grange, septembre 1945.

ŒUVRE CHOISIE : Le Ciel des fusillés, Lyon, Confluences, 1944 et 1945, 35 p. — Le Cavalier de coupe, poèmes 1933-1943, Gallimard, 1945, 175 p. — Un combat pour La Vérité. Compte rendu du procès de Kravchenko, extraits du journal les Lettres françaises, Paris, la Bibliothèque française, 1949, 328 p. — Paul Éluard par Louis Parrot et Jean Marcenac, Seghers, 1955, 275 p. (Poètes d’aujourd’hui, 1). — Pablo Neruda, une étude par Jean Marcenac. Choix de textes, inédits..., Seghers, 1954, 223 p. (nombreuses rééditions). — Pablo Neruda. Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée, traduit et adapté de l’espagnol par André Bonhomme et Jean Marcenac, Les éditeurs français réunis, 1970, 111 p. Elsa Triolet. Textes choisis par Jean Marcenac, préface d’Edmonde Charles-Roux, Les éditeurs réunis, 1971, 109 p. — Préface à Fernand Grenier, Ceux de Châteaubriant, Éditions sociales, 1971, 240 p. — Préface à Paul Éluard, Poèmes pour tous, choix de poèmes 1917-1952, Les éditeurs français réunis, 1972, XVIII, 245 p. — Paul Éluard, Anthologie des écrits sur l’art. Textes choisis et présentés par Jean Marcenac, préface de Jean Marcenac, Éditions Cercle d’art, 1972. — Le Livre des blessures, poème 1939-1971, Les éditeurs français réunis, 1971, 159 p. — Jean Marcenac, Guy Besse, Dr. Bonnafé, Paul Éluard, préface de Roland Leroy, Les éditeurs réunis, 1972, 91 p. — Je n’ai pas perdu mon temps, préface d’Alain Guérin, Temps actuels, 1982, 382 p. (La Vérité vraie). — Poèmes. 1. 1932-1969, préface de Jean Pérus, 1983, Temps actuels, XII, 227 p.

SOURCES : Claude Roy, Nous, Gallimard, 1972, Éd. Folio, 1980, 564 p. — Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes. France 1940-1945, Seghers, 1974, 661 p. — Jeannine Verdès-Leroux, Au service du parti. Le Parti communiste, les intellectuels et la culture (1944-1956), Fayard/Minuit, 1983, 585 p. — Dominique Desanti, Les Clés d’Elsa, Ramsay, 1983, 422 p. — Charles Haroche, "Jean Marcenac : l’art de dire", Cahiers du communisme, janvier 1984, p. 109-113. — Charles Dobzynski, "Le rayon de la poésie", Europe, mars 1984, p. 179-184. — L’Humanité, 16 et 19 mai 1984 (Alain Bosquet, "Le défi de Jean Marcenac"). — Charles Dobzynski, "Notre ami Jean Marcenac", Europe, juillet 1984, p. 203-204.

ICONOGRAPHIE : Jean Marcenac, Je n’ai pas perdu mon temps, op. cit.. — Portrait par Jacques Grange dans {Le ciel des fusillés}, 1945.

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