MARLIN F.

Verrier de Lyon (Rhône) ; syndicaliste CGT.

Syndicaliste verrier (verre blanc) de Lyon (Rhône), en 1909 il était secrétaire du syndicat des verriers de Lyon. Il était membre de la Section fédérale Sud-Est de la fédération nationale des travailleurs du verre.

En 1907, il fut délégué au congrès de Reims de la fédération des travailleurs du verre. En 1912, il participa au congrès national de la fédération qui se tint à Chimay (Belgique), à la place de Fourmies (Nord), initialement prévu, pour cause de condamnation, le 24 janvier 1912 par le tribunal correctionnel de Valenciennes, de son secrétaire général Delzant à un an de prison et 100 francs d’amende, par défaut pour « provocation au pillage » en application des « lois scélérates » de 1893-1894. Celui-ci s’était donc réfugié en Belgique et ne put obtenir un sauf-conduit pour revenir en France.

Dans La Voix des Verriers de juin 1919, le périodique de la fédération, Marlin signa un article favorable au machinisme en verrerie.

F. Marlin fut délégué au XVIe congrès national des verriers qui se tint à Paris du 3 au 6 septembre 1919. Il présida la 1ère séance du congrès, avec comme assesseur Auguste dit Philibert Rivollier de St Étienne (Lire) et Mollard E.* de Marseille (Bouches-du-Rhône). C’est lui qui fit le rapport pour le Sud-Est décrivant la situation syndicale suivante : un syndicat national du verre à vitres s’était constitué qui devait permettre certains succès dans la profession ; tous les verriers en verre noir de la région du sud-est avaient tenu congrès à Rive-de-Gier le 29 juin 1919 et avaient créé un syndicat régional ; les auxiliaires en verrerie Loire et Rhône s’étaient eux aussi groupés dans un même syndicat.

F. Marlin vota, avec Rivollier, Joanny, A. Collon et deux autres pour l’adhésion à la IIIe Internationale mais ils furent battus par 58 voix contre 6.

Marlin participa aux comités nationaux de la fédération, en 1919 et 1920, même si, en mai 1920, il démissionna de sa responsabilité de secrétaire de la section fédérale sud-est. Lors du comité national des 26 et 27 août 1920, Les 26 et 27 août 1921 il participa au comité national et fut désigné avec Süe, Tantot, Guichard*, Adam*, Mollard*, et le bureau fédéral, pour constituer une commission chargée de rédiger une résolution contre la baisse des salaires. Une fois rédigée, celle-ci condamnait vigoureusement la baisse des salaires, mais affirmait aussi un « attachement indestructible à la CGT ». Or la confédération venait de décidé d’exclure les syndicats favorables à l’internationale syndicale, section de l’Internationale communiste. Le comité national se partagea : 8 votèrent pour la résolution, dont Marlin ; 2 s’abstinrent estimant que l’aspect « attachement indéfectible à la CGT » en réduisait la portée et lui donnait un caractère de tendance ; 5 votèrent contre, marquant leur désaccord vis à vis de la décision de la CGT. En janvier 1922, alors que la scission syndicale était en marche, Marlin se prononça pour la réforme des statuts de la fédération.

Il pourrait s’agit de Franscique Antoine Marlin, verrier, né le 15 août 1869 à Givors (Rhône), mort le 12 janvier 1933 à Lyon (Rhône), à l’âge de 63 ans. Celui-ci s’était marié le 2 juin 1900 à Lyon (3e arr.), avec Augustine Neyret. Ils eurent trois enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article120309, notice MARLIN F., version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 15 juillet 2019.

SOURCE : Compte rendu du XVIe congrès des Verriers. — La Voix des Verriers, 15 août 1909, 15 juin, 1er juillet 1912, septembre, novembre 1919, février mars 1920, septembre 1921 (BNF). — L’Humanité, 9 septembre 1907, 4 septembre 1919. — Notes de Gilles Pichavant.

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