MÉRIAUX Oscar. Pseudonyme à Moscou : Jean BAYEUX

Par Louis Bonnel, Claude Pennetier

Né le 22 juin 1899 à Courrières (Pas-de-Calais), mort le 29 janvier 1974 à Mauchamps (Essonne) ; galibot puis polisseur sur métaux ; militant du PC puis du PPF.

Fils d’un mécanicien à la mine connu comme socialiste et syndicaliste, Oscar Mériaux fit ses études primaires dans une école privée, après avoir obtenu le Certicat d’études, descendit à son tour dans les mines de Courrières et adhéra au syndicat à treize ans. En 1916, il décida avec deux de ses frères de fuir les réquisitions de main-d’œuvre et vint se fixer dans la région parisienne d’abord à Meudon (Seine-et-Oise) où il se maria en 1920 puis à Issy-les-Moulineaux (Seine). Il avait adhéra au syndict des métaux en 1917 et au syndicat des tramways en 1922. C’est à Issy que, recommandé par un cousin militant communiste, il adhéra en 1926 au Parti communiste alors qu’il travaillait à l’usine Voisin. Il devint un propagandiste notoire ce qui lui valut de multiples licenciements. Polisseur sur métaux chez Grenier, usine d’Issy-les-Moulineaux, il était en 1930 secrétaire de la cellule communiste et en 1931 membre du bureau du 9e rayon. Il fut embauché à l’usine Subox à Stains où il vint habiter.

Remarqué pour son activité miltante, Mériaux fut envoyé en 1931, sous le nom de Jean Bayeux, suivre les cours de l’école léniniste internationale à Moscou. Il fit partie de la même promotion que Waldeck Rochet, Auguste Gillot et Auguste Havez. A son retour le Parti communiste le présenta aux élections législatives de 1932 dans la 10e circonscription de l’arrondissement de Saint-Denis (Courbevoie, La Garenne-Colombes, Colombes, Bois-Colombes) où il obtint 5 797 suffrages (14,2 %) au premier tour et 6 300 (15,5 %) au second sur 40 628 inscrits. Il fut battu par le maire radical-socialiste de Courbevoie, Grisoni. Mériaux devint dès lors un des dirigeants communistes de la banlieue nord. Il travaillait chez Gnome et Rhône à Gennevilliers.

Au lendemain des événements de février 1934, Mériaux ne se rallia pas comme la majorité des membres du 9e Rayon à l’unité d’action préconisée par [ Jacques Doriot. Il fut élu le 12 mai 1935 conseiller municipal de Stains et désigné comme premier adjoint au maire, Jean Chardavoine. En 1936, il dirigea les grèves de la Câblerie d’Aubervilliers.

Mériaux s’éloigna du PC en 1937 et adhéra en 1938 au Parti populaire français de Doriot. Il se rendit alors à Saint-Étienne, appointé par le PPF, où il traita des questions sociales dans l’Attaque, journal hebdomadaire de ce parti pour la région lyonnaise dont le directeur était Albert Beugras. Il fut même candidat au conseil d’arrondissement aux élections législatives partielles dans la première circonscription de Saint-Étienne. Le communiste Marcel Thibaud fut réélu conseiller d’arrondissement dans le canton Nord-Est de Saint-Étienne en 1937, avec 6 269 voix sur 10 508 suffrages exprimés ; son principal adversaire avait été le candidat du PPF, Oscar Mériaux, qui avait obtenu 4 189 suffrages. Aux élections législatives partielles de juin 1938, il se désista au second tour en faveur du candidat de droite, Raymond Laurent.

Revenu à Stains, démis d’office le 23 janvier 1939 de son mandat à cause de ses absences au conseil, Mériaux quitta la commune et s’installa à Saint-Denis. Il collabora au Cri du peuple, organe du PPF

A la Libération, il fut arrêté en Italie puis emprisonné à Fresnes pendant dix-neuf mois. Il fut acquitté en raison des témoignages de résistants en sa faveur. Il se retira à Mauchamps et fut pendant quelque temps, sans étiquette politique particulière, conseiller municipal de cette commune.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article121765, notice MÉRIAUX Oscar. Pseudonyme à Moscou : Jean BAYEUX par Louis Bonnel, Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 27 avril 2015.

Par Louis Bonnel, Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 1260. — Arch. PPo. 100-101. — Arch. Dép. Seine, DM3 , versement 10451/76/1. — Henri Barbé, Souvenirs de militant et de dirigeant communiste, inédit. — L’Humanité, 13 juin 1938. — G. Lachapelle, Les élections législatives, op. cit.BEIPI, n° 90, 1/15 juin 1953. — État civil.

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