MÉRIGLIER Martial

Par Jacques Girault

Né le 14 septembre 1881 à Limoges (Haute-Vienne), mort le 14 janvier 1969 à Toulon (Var) ; pâtissier ; militant socialiste puis communiste à Paris et dans le Var ; résistant ; conseiller municipal de Toulon.

Fils d’un cordonnier, Martial Mériglier reçut les premiers sacrements catholiques. Il passa sa jeunesse à Limoges, obtint le certificat d’études primaires et commença un apprentissage de pâtissier en 1894. Il effectua son service militaire dans l’infanterie à Paris en 1902, s’y maria exclusivement civilement en mai 1903 (IIe arr.). Les trois enfants du couple ne reçurent pas de sacrements religieux. Ouvrier pâtissier, socialiste depuis 1902, il se présenta aux élections municipales de Saint-Yriex (Haute-Vienne) sur la liste socialiste SFIO, le 3 mai 1908.

Journalier à Paris en 1907 à la naissance de son fils, l’année suivante, il représentait la chambre syndicale ouvrière des pâtissiers de la Seine au sein du comité de vigilance des métiers de la bouche au niveau de la Seine et aussi au sein du comité général de l’Union départementale CGT de la Seine. Installé en 1911, comme artisan pâtissier à Paris, rue de Flandre (XIXe arr.), il fut candidat socialiste SFIO, en janvier 1911, aux élections municipales dans le IXe arrondissement (quartier Rochechouart). Mobilisé dans l’infanterie, au début de la guerre, blessé en août 1916 à Verdun, il fut pensionné (85 %).

Secrétaire en 1920 du groupe socialiste SFIO du quartier de La Villette (Paris, XIXe arr.), partisan de la Troisième Internationale, Martial Mériglier devint en 1921, lors de la formation des bureaux de section du Parti socialiste SFIC, secrétaire de sa section. Il s’installa en 1924 comme artisan pâtissier à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), puis à Toulon, boulevard Bazeilles, dans le quartier du Mourillon. Il assurait, dans les années 1930, le secrétariat du syndicat des petits artisans. En septembre 1940, la police le surveillait en tant que communiste.

Après la Seconde Guerre mondiale, Martial Mériglier présida l’association des amis des FTPF et l’Union syndicale de défense du commerce, de l’industrie et de l’artisanat dans le cadre de la Chambre du commerce de Toulon. Candidat au conseil municipal, le 29 avril 1945, sur la liste "d’Union patriotique républicaine antifasciste", il obtint 19 375 voix sur 60 365 inscrits. Elu au deuxième tour, il fut désigné à la tête de la commission municipale du ravitaillement. Candidat aux élections municipales, le 19 octobre 1947, sur la liste "d’Union républicaine et résistante", il ne fut pas réélu. Candidat communiste au conseil général, le 23 septembre 1945, dans le deuxième canton, il fut battu avec 2 865 voix sur 14 886 inscrits, dès le premier tour, par le socialiste Franck Arnal. Par la suite, retraité, membre de la cellule communiste du quartier de La Palasse, il présida le comité de soutien à la liste communiste aux élections municipales de 1955 dans les quartiers Pont-de-Suve-La Palasse.
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Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article121776, notice MÉRIGLIER Martial par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 25 mai 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 18 M 99, 3 Z 2 23, 3 Z 3 40. — Renseignements fournis par Roger Mériglier*, fils de l’intéressé. — l’Humanité, 18 janvier 1920, 16 mai 1921. — Le Réveil des cuisiniers et pâtissiers, organe de la section culinaire de la Fédération CGT de l’Alimentation, 15 décembre 1908, 15 juillet 1909, 15 juillet 1910 (BNF Gallica). —.Presse locale. — Notes de Louis Botella et de Jean-Marie Guillon.

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