MONSCHÉ Paul, Louis, Joseph

Par Antoine Olivesi

Né et mort à Marseille (Bouches-du-Rhône) : 8 août 1889-4 février 1957 ; employé puis assureur ; conseiller d’arrondissement et conseiller municipal socialiste SFIO de Marseille.

Fils d’un tailleur et d’une tailleuse d’habits, "enfant du quartier de la Plaine" à Marseille, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, Paul Monsché fut décoré de la Croix de guerre. Employé d’assurance, il milita à la fois dans les comités d’intérêt de quartier, les Associations des instituteurs laïques, les loges maçonniques — il était Vénérable d’une loge marseillaise — et au Parti socialiste SFIO dans la 8e section dont il devint secrétaire général en 1924.

En juillet 1925, il fit partie du comité électoral du candidat socialiste Masse aux élections pour le conseil d’arrondissement. Aux élections législatives de 1928, il fut secrétaire du comité électoral du candidat SFIO. Bajard, dans la 4e circonscription dont dépendait le 8e canton. En octobre 1931, il fut candidat lui-même, pour la première fois, au conseil d’arrondissement dans ce canton — il était délégué cantonal — et obtint 917 voix sur 9 327 inscrits contre Artaud (Union républicaine) qui fut élu. En 1934, il se présenta, cette fois, au conseil général et rassembla 1 556 suffrages au premier tour, sur 9 731 inscrits, contre Eugène Pierre, député modéré, qui fut réélu.

En 1936, Paul Monsché, réélu pour la douzième fois secrétaire de la 8e section SFIO, était secrétaire adjoint du groupe libre penseur Étienne-Dolet. En octobre 1937, il fut élu conseiller d’arrondissement du 8e canton, après une campagne très animée, dans un secteur difficile pour la gauche. Il recueillit au premier tour 1 741 voix sur 7 779 votants et 10 428 inscrits, puis 4 147 au 2e tour sur 8 419 votants, contre 4 129 au nationaliste (ou PSF) Sabatier. L’étroitesse du score, la contestation des bulletins blancs et nuls (143) par son adversaire, entraînèrent de la part de la presse de droite de violentes accusations de fraude électorale, alors que la gauche se réjouissait d’avoir arraché l’un de ses fiefs à la "réaction". Quoi qu’il en soit, Paul Monsché siégea au conseil d’arrondissement. Il fut également administrateur de la Caisse des écoles.

Pendant l’Occupation, dès le mois de septembre 1940, il fit partie d’une organisation maçonnique clandestine créée à Toulon par Custaud.

À la Libération, Paul Monsché devenu assureur depuis quelques années, fut élu le 30 avril 1945 conseiller municipal sur la liste de Rassemblement démocratique Defferre-Billoux, mais il démissionna quelques mois plus tard, à l’exemple de Gaston Defferre. Il siégea de nouveau à l’hôtel de ville de décembre 1946 à octobre 1947.

Il fut par la suite président de l’office municipal des HLM de Marseille. Paul Monsché s’était marié en 1909 à Marseille.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article122824, notice MONSCHÉ Paul, Louis, Joseph par Antoine Olivesi, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 24 avril 2016.

Par Antoine Olivesi

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, II M/56 et 57 ; III M/53 et 54 ; V M 2/282. — Le Petit Provençal, 1925-1937. — Marseille-matin et Le Petit Marseillais, octobre 1937. — Indicateur Marseillais, 1936. — Le Provençal, 29 avril, 1er mai 1945 ; décembre 1946. — Marseille, revue municipale, 1947. — P. Guiral, Libération de Marseille..., op. cit.

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