MORIN Louis

Par Jacques Girault

Né le 15 janvier 1900 à Sainte-Maxime (Var), mort le 30 mars 1989 à Solliès-Pont (Var) ; charron puis cultivateur ; militant socialiste ; conseiller d’arrondissement ; résistant à Solliès-Pont.

Louis Morin obtint le certificat d’études primaires. Son père, artisan charron, ancien compagnon, l’envoya, avec son frère Auguste Morin, pendant deux années, en apprentissage à Marseille (Bouches-du-Rhône). Il effectua son service militaire à partir de 1920 à Hyères (Var) dans l’Infanterie coloniale puis en Algérie (mars 1920-février 1922). Son père s’installa comme charron à Solliès-Pont. Louis Morin travaillait avec son frère Auguste dans l’atelier familial. Marié en octobre 1923 dans la commune, père de deux enfants qui reçurent les premiers sacrements catholiques, exploitant aussi des terres léguées par son beau-père, il finit par s’y consacrer entièrement

Militant de la Ligue des Droits de l’Homme, socialiste SFIO, Louis Morin, resta à la différence de son frère Auguste, au Parti socialiste SFIO après la scission de 1933. Il contribua à la reconstitution de la section sous le Front populaire. Candidat au Conseil d’arrondissement dans le canton, le 19 mars 1939, il obtint 410 voix sur 1 719 inscrits, précédé par le candidat du Parti social français. Au deuxième tour, une intense mobilisation se produisit et il l’emporta avec 671 voix. Il fut destitué dans le courant de 1941.

A partir de 1942, en relations avec Charles Sandro et Franck Arnal, Louis Morin diffusa le matériel du mouvement "Libération" et devint le responsable local des MUR, hébergeant divers résistants dont François Marcantoni à la fin de 1943. Maintenant cultivateur, président du Comité local de Libération, il présida également la délégation municipale mise en place avec l’accord du Préfet, le 26 septembre 1944. Pour les élections municipales d’avril 1945, à la tête d’une liste "socialiste, républicaine et d’intérêt local", il échoua. Il refusa de s’allier avec les communistes pour la gestion municipale, selon Georges Durando. Il participa à la mise en place de la Confédération générale agricole dont il assura la vice-présidence de 1945 à 1947. Il fut parfois délégué de la section de Solliès-Pont dans les congrès de la Fédération socialiste SFIO à la fin des années 1940 et fut membre du comité fédéral. Pendant une dizaine d’années, il présida l’Association républicaine des anciens combattants dans le canton.

Resté socialiste de conviction, Louis Morin fut enterré civilement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article123193, notice MORIN Louis par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 22 août 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var : 2 M 6 25, 18 M 98, 3 Z 4 29. — Presse locale. — Sources orales. — Renseignements fournis par le fils de l’intéressé. ---Notes de Jean-Marie Guillon.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément