MONNIER Louis [Parfois MOUNIER]

Par Florence Regourd

Né le 6 juin 1897 au Bois- Plage en Ré (Ile-de-Ré, Charente-Maritime), mort le 14 janvier 1976 à La-Roche-sur-Yon (Vendée) ; facteur de ville à Vernon (Eure), puis facteur rural à La Bruffière (Vendée) ; militant du syndicat national confédéré des employés des PTT (confédéré), secrétaire général de l’Union Départementale de Vendée (1934-1940) ; ; révoqué par Vichy ; candidat socialiste aux cantonales en 1951 et 1958.

Louis Monnier était le fils d’un couple de cultivateurs. Il se maria le 11 septembre 1920 avec Marguerite Le Hégaret.

En 1922, Monnier était facteur à Vernon (Eure), lorsque la scission se fit au sein du syndicat national des employés des PTT. A la suite du conseil national du syndicat du 15 janvier 1922, qui avait décidé d’affilier le syndicat à la CGTU, un « Appel aux employés des PTT » fut lancé le 30 janvier par une commission « provisoire » de la fédération postale pour constituer des syndicats confédérés, et rallier la CGT. Elle invitait les syndiqués à le rejoindre, dans le même temps où, transformée en comité d’action, elle recevait les cotisations et délivrait les cartes confédérales CGT. Le 20 avril, à l’ouverture du congrès annuel du syndicat national des employés (Unitaire), les délégués des sections qui avaient décidé de verser leurs cotisations au comité d’action confédéré ne purent, en conséquence, participer à ce congrès. Après avoir tenté de pénétrer dans la salle, ces délégués se réunirent dans une autre salle et créèrent un nouveau syndicat, le syndicat général des employés des PTT (confédéré). Monnier participa à de ce congrès confédéré.

Le 10 juillet 1924, avec Mallet* (ouvriers), il assista David* (Rennes) qui présida le Comité national de la fédération postale confédérée, réuni salle de l’Union des coopérateurs, rue de Sambre-et-Meuse à Paris. En août 1925, il participa au 17e congrès de la CGT, salle Japy, à Paris. Il représenta le syndicat des employés de l’Eure. En 1927 il était représentant du personnel à la commission de réforme des PTT de l’Eure.

Le 8 mars 1928, Monnier fut élu représentant du personnel suppléant au conseil central de discipline des PTT, pour le groupe V, sous-groupe b (facteur des postes), Bonnafoux*, de Paris X, étant le titulaire. Le 6 décembre 1929, fut de nouveau présenté comme suppléant par le syndicat des employés des PTT, avec comme titulaire Machat (Paris 17). Monnier était toujours à Vernon. Ils furent vraisemblablement élu. Le 6 décembre 1931, il fut de nouveau présenté à ces élections, toujours avec Machat comme titulaire, mais cette fois-ci il était à La Bruffière, en Vendée.

Muté en Vendée en étant un militant de niveau national, Monnier se vit confier tout de suite des responsabilités au sein le bureau du syndicat des employés PTT de La Roche-sur-Yon, puis en 1934-1935 comme secrétaire du comité départemental des services publics confédérés. Le 28 novembre 1933, il fut réélu représentant du personnel suppléant au conseil central de discipline. Il fut de nouveau réélu en 1935.

Élu membre de la commission administrative de l’Union départementale CGT de Vendée au congrès de février 1934, il fut en même temps délégué pour la région de Montaigu. Au XXXIIIe congrès confédéral de la CGT à Paris en 1935, il représenta les employés des PTT (Fédération postale) de Vendée.

Lors du congrès d’unité des syndicats de Vendée (8 décembre 1935), il fut élu secrétaire général d’une Union départementale regroupant alors trente-trois syndicats comptant 3 600 membres. Ce fut l’époque de la plus forte syndicalisation en Vendée et l’UD, pendant son mandat, s’ouvrit aux syndicats d’industrie ; elle compta quatre-vingt-un syndicats et six mille cinq cents syndiqués en 1938. Le Peuple, organe de la CGT y consacrait une édition en mars 1938, présentant la petite UD et ses 5 Unions locales constituées dans ce département de réaction.

Il avait participé à toutes les réunions du Front populaire, à la commission paritaire départementale de conciliation, intervenant dans les grèves du Bâtiment aux Sables-d’Olonne, dans la conserverie à l’Herbaudière (Noirmoutier). Il accueillit à La Roche-sur-Yon Jouhaux (1937), Belin (1939), et représenta l’UD au XXVe congrès confédéral de novembre 1938 à Nantes.

Monnier resta secrétaire général jusqu’au XVe congrès de l’UD en avril 1940. Mobilisé, il céda alors la suppléance à Jules Lambert. Il fut révoqué par le gouvernement de Vichy. L’Union locale CGT lui renouvela sa confiance en 1944.

Retraité à La Bruffière, militant socialiste à la section de Montaigu, Louis Monnier fut candidat socialiste « de concentration républicaine » aux cantonales d’octobre 1951 dans le canton de Montaigu où il obtint 3,33 % des suffrages exprimés et en avril 1958 où il fit 2,61 %.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article123385, notice MONNIER Louis [Parfois MOUNIER] par Florence Regourd, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 28 décembre 2020.

Par Florence Regourd

SOURCES : Arch. Dép. Vendée, 4 M 512, dossier 1er Mai, 4 M 404, 405, 408, dossier CPDC 11 M 231, 11 M 215, dossier grèves Bâtiment, 1 M 301. — La Résistance de l’Ouest, septembre 1944. — Bulletin SNI Vendée, 1934 à 1938. — Bulletin mensuel des postes et télégraphes 1928, BO N°6, 1929, BO N°10, 1931, BO N°10, 1933, BO N°1, 1934, BO N°1 PS — Le Peuple, 29 janvier 1922, 23 avril 1922, 11 juillet 1924, p3 — Le Populaire, 30 janvier 1922, 20 avril 1922, 22 mars 1938. — Gallica.fr Brochure du 17e congrès de la CGT. — Fonds PS déposé au CDHMOT (élections cantonales). — État civil. — Notes de Gilles Pichavant.

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