NEUVILLE Maurice

Né le 4 mai 1906 à Suresnes (Seine), pupille de la nation, Maurice Neuville fut manutentionnaire aux parfums Coty à Suresnes, puis employé de comptabilité chez Saurer, ensuite employé à la Banque populaire. C’est en 1926 qu’il prit sa première carte syndicale en adhérant au Syndicat des employés de la région parisienne, affilié à la CFTC. En 1928, il rejoignit la section de Suresnes de la Jeunesse ouvrière chrétienne dont il devint l’un des permanents du secrétariat général à partir du 1er juin 1929. Il organisa en janvier-mars 1930 une exposition sur la prévention des accidents du travail à Valenciennes (Nord). Avec Paul Bacon et Marcel Muller , il participa à la fondation de la librairie de la Jeunesse ouvrière qui devint les Éditions ouvrières en 1939.

Devenu représentant en métaux à la société Brossette et fils de Lyon (Rhône), Maurice Neuville fut chargé au secrétariat général de la JOC de suivre les dix-sept départements du sud-est, fonction qu’il occupa de 1932 à 1936. Établi à Valence (Drôme), il fut le secrétaire général de l’Union Drôme-Ardèche des syndicats CFTC, constituée après les grèves de 1936 (voir Henri Albouy), de 1937 à 1940. Il réorganisa les syndicats chrétiens des deux départements qui recrutaient surtout parmi les ouvriers et les ouvrières du textile et revendiquaient, en janvier 1938, 23 000 adhérents (28 000 à la CGT).

Après la Seconde Guerre mondiale, Maurice Neuville appartint de septembre 1946 à février 1950 au bureau d’étude du Mouvement républicain populaire, où il fut responsable de la section travail et sécurité sociale. Ensuite, il fut chef de cabinet du ministre du Travail, Paul Bacon, chargé des problèmes de la Sécurité sociale et occupa cette fonction jusqu’en mars 1954. De cette date à juin 1971, il fut le directeur administratif du Centre national de transfusion sanguine.

Retraité, il se mit, à titre bénévole, à la disposition de l’Union interfédérale des œuvres privées sanitaires et sociales jusqu’en 1984, date à laquelle un accident de santé le contraignit de cesser ses activités.

Mariés en 1930 à Lyon, Maurice Neuville et son épouse adoptèrent trois enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article123876, notice NEUVILLE Maurice , version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

SOURCES : Le Petit Drômois, 1937-1939. — La Jeunesse ouvrière, 15 juillet 1930. — Notes de P. Pontiès et R. Pierre. — Lettres de M. Neuville.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément