NICOLAS Eugène

Né et mort à Champsac (Haute-Vienne) : 8 décembre 1879-26 février 1965 ; docteur en médecine ; militant socialiste ; sénateur.

Issu d’une vieille famille de Champsac, Eugène Nicolas était le fils d’un militant républicain sous l’Empire, puis dreyfusard, qui fut maire de la commune. Quand ce dernier mourut, les républicains d’extrême gauche poussèrent son fils Eugène à lui succéder.

Eugène Nicolas suivit des études secondaires à Limoges puis fit des études médicales à Toulouse où, en 1905, il soutint sa thèse de doctorat. À vingt ans, il fréquentait les universités populaires et s’affirmait socialiste à l’heure où le mouvement renaissait.

En 1902, 1903 et 1904, Eugène Nicolas fut élu conseiller municipal et maire de Champsac mais vit ces élections annulées, n’ayant pas l’âge requis. Son élection du 17 avril 1905 fut validée et il demeura maire toute sa vie. Il adhérait alors à la SFIO. Installé docteur en médecine générale à Saint-Laurent-sur-Gorre (Haute-Vienne) après la guerre, qu’il fit comme médecin aide-major d’août 1915 à mars 1919, il exerça ensuite à Champsac.

Franc-maçon, il avait été initié par la loge de Limoges Les Artistes réunis le 26 mai 1913 ; il en était toujours membre en 1935.

En 1925, le docteur Nicolas fut élu conseiller d’arrondissement dans le canton d’Oradour-sur-Vayres et allait être toujours réélu à la présidence du conseil d’arrondissement de Rochechouart. Aux élections sénatoriales du 20 octobre 1935, la Fédération socialiste de la Haute-Vienne le présenta en compagnie des deux sénateurs sortants, Léon Bétoulle et Achille Fèvre. Au second tour, Eugène Nicolas fut élu par 338 voix sur 647 votants. Il fit partie des commissions de l’hygiène, des travaux publics et de la législation civile et criminelle mais ne parut jamais à la tribune.

Absent de Vichy le 10 juillet 1940, il ne prit pas part au vote sur la loi constitutionnelle accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. À la Libération, il fut président du comité de Libération de Champsac. Néanmoins, il fut exclu du Parti socialiste au congrès extraordinaire de Paris (novembre 1944). À la demande de la Fédération socialiste de la Haute-Vienne, le conseil national du 25 février 1950 le réintégra.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article123948, notice NICOLAS Eugène , version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

SOURCES : Arch. Com. Champsac. — Arch. OURS — J. Jolly, Dictionnaire des parlementaires, t. VII, p. 2562. — Compte rendu du congrès national extraordinaire du Parti socialiste SFIO, Paris, novembre 1944.

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