NOCAUDIE Jean, Baptiste

Par Claude Pennetier

Né le 25 février 1900 à Grandsaigne (Corrèze), mort le 3 mars 1971 à Montreuil-sous-Bois (Seine) ; terrassier ; secrétaire CGTU des terrassiers de la région parisienne ; conseiller municipal de Rosny-sous-Bois (1933-1940, 1944-1958).

Fils d’agriculteurs, Jean Nocaudie était en mars 1927 secrétaire du syndicat unitaire des terrassiers de la région parisienne. Prônant le monopole syndical de l’embauche, il fit sanctionner un délégué syndical qui ne l’avait pas fait respecter, expliquant. En septembre 1927, il participa au congrès de la Fédération CGTU du Bâtiment qui se tint à Bordeaux et fut, à son issue, élu à la commission exécutive (voir Bonnieux*). Remplacé en décembre 1928 à la tête du syndicat des terrassiers par Robert Hanouel*, il était alors membre de la commission exécutive de la 18e région fédérale (région parisienne). Au cours d’une tournée de propagande qu’il faisait en 1930, il s’opposa à des syndicalistes autonomes et fut blessé d’une balle de revolver.

Domicilié à Rosny-sous-Bois, Jean Nocaudie fut élu le 15 janvier 1933 conseiller municipal communiste lors d’élections complémentaires. Tête de la liste de Front populaire en mai 1935, il en fut le seul élu avec Édouard Beaulieu* le 12 mai. En 1936, lors du congrès d’unité de la Fédération du Bâtiment, il entra au bureau fédéral. Il fut réélu au congrès de 1938 et devint secrétaire administratif de la Fédération nationale CGT du Bâtiment dirigée par René Arrachard*. Membre du Conseil national économique en 1936, il démissionna presque aussitôt et fut remplacé le 25 septembre (9e section professionnelle, sous-section des industries du bois).

Mobilisé, Jean Nocaudie fut déchu de son mandat de conseiller municipal en février 1940 par le conseil de préfecture pour appartenance au Parti communiste. Après sa démobilisation, recherché par la police, il se réfugia en province et participa à la Résistance. Il fit partie, à la Libération, du conseil municipal provisoire de Rosny-sous-Bois (arrêté du 26 septembre 1944). Il retrouva son siège aux élections de 1945 et accéda aux fonctions d’adjoint. Réélu en 1947, il démissionna en 1948 mais fut réélu en 1950 et 1953. Il fut aussi à nouveau en 1945 et 1946 secrétaire de la Fédération CGT du Bâtiment et membre de sa commission exécutive de 1945 à 1959.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article124060, notice NOCAUDIE Jean, Baptiste par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 29 décembre 2012.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Nat. F7/13652. — Arch. PPo. 89. — Arch. Dép. Seine, DM3, versement 10451/76/1 et 10441/64/2. — Arch. Com. Rosny-sous-Bois. — L’Humanité, avril-mai 1935. — La Voix de l’Est, 1938. — Résistance ! — Stéphane Courtois, La politique du PCF et ses aspects syndicaux 1939-1945, annexe n° 18, Thèse, op. cit. — État civil.

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