OLIVIER Martial, Marius

Par Jacques Girault

Né et mort à Salernes (Var), 15 décembre 1912-9 mai 1972 ; employé de mairie ; militant communiste dans le Var.

Fils d’un malonnier (fabricant de tomettes) originaire de Fox-Amphoux (Var), d’opinions communistes, Martial Olivier (écrit parfois Ollivier) ne reçut pas les premiers sacrements religieux. Manœuvre dans des entreprises de céramique de Salernes depuis décembre 1928, après son service militaire dans l’infanterie (avril 1934-avril 1935), il travailla comme ouvrier boulanger à Flayosc (juillet 1935-mars 1936), puis à Aups (avril 1936-octobre 1937) avant de devenir le gérant d’une coopérative de boulangerie « Le bon pain » à Tourves en novembre 1937. Il épousa en août 1937 à Flayosc Marcelle Troin, future militante syndicaliste et communiste (voir Marcelle Olivier). Ils eurent deux enfants.

Membre des Jeunesses communistes en 1928, puis du Parti communiste en 1932, secrétaire de la cellule communiste de Tourves, il était membre du comité de la section communiste de Brignoles en 1939.

Mobilisé dans les chasseurs alpins le 2 septembre 1939, fait prisonnier à Epernay (Marne), le 22 juin 1940, il resta en captivité en Allemagne (stalag IV) jusqu’au 27 mai 1945.

Entré comme employé à la mairie de Salernes en 1949, Olivier assura la trésorerie de l’association locale des anciens prisonniers de guerre et les fonctions de secrétaire de la section communiste locale. Membre du comité fédéral du Var du Parti communiste français (indiqué comme « ouvrier boulanger », puis « chauffeur » à partir de 1954, dans les archives du PCF), il entra au bureau fédéral en 1956, responsable du travail à la campagne à partir de 1959.

Il fut notamment candidat communiste au conseil général, les 7 et 14 octobre 1951 dans le canton de Salernes (689 voix sur 2 042 inscrits au deuxième tour), le 17 avril 1955, dans le canton de Tavernes (112 voix sur 1 150 inscrits), en avril 1958, dans le canton d’Aups et en juin 1961 dans le canton de Tavernes. En tant que secrétaire de la section communiste, il signa, avec le secrétaire de la section socialiste SFIO de Salernes, un appel à l’action auprès des sénateurs du Var "pour qu’ils se prononcent contre les accords de Londres et de Paris" (l’Humanité, 11 janvier 1955). Il dirigea la réaction défensive des communistes locaux à la fin de mai 1958 qui fut critiquée par la fédération du PCF. Il ne fut pas réélu comme membre du comité fédéral en 1960, mais retrouva le comité en 1961, renommé dans cette responsabilité pendant quelques années. Il resta le responsable communiste de Salernes jusqu’au début des années 1970.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article124328, notice OLIVIER Martial, Marius par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 9 septembre 2017.

Par Jacques Girault

Iconographie : Photo d’identité dans les années 1950.

SOURCES : Arch. Dép. Var, 4 M 59 4 4. — Archives du comité national du PCF. — Arch. J. Charlot (Centre d’histoire sociale du XXeme siècle). — Arch. privées Jean Hérat. — l’Humanité, 11 janvier 1955. — Presse locale. — Sources orales. — Renseignements fournis par Marcelle Olivier.

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