ORLHAC Fernand

Par Louis Botella, Claude Pennetier

Né vers 1900, mort en mars 1955 ; syndicaliste CGT puis Force Ouvrière dans la pharmacie.

Fils d’un militant syndicaliste du basin minier de Decazeville (Aveyron), Fernand Orlhac entra tout jeune à la pharmacie mutualiste de Crenssac (Aveyron) puis il travailla dans des officines privées à Decazeville et à Brive-la-Gaillarde (Corrèze).

Fernand Orlhac, alors secrétaire du syndicat des préparateurs en pharmacie de Brive-la-Gaillarde, présenta un rapport sur le fonctionnement des dispensaires et la constitution de comités d’hygiène sociale au congrès de l’Union départementale CGT qui se tint le 26 septembre 1926 à Brive.

En fondant le premier dispensaire, il s’attira l’inimitié du corps médical et cela lui occasionna quelques ennuis professionnels. Fernand Orlhac fut également l’un des fondateurs de la Caisse "Le Travail" et l’un des pionniers de la sécurité sociale.
En 1936, il fut appelé à remplir les fonctions de secrétaire adjoint de la Fédération CGT de la pharmacie et en même temps, il prit la direction du syndicat parisien. Il fut
candidat à la commission exécutive de l’Union des syndicats de la Région parisienne lors du congrès des 5-7 février 1937.

Fernand Orlhac fut un des responsables de la Fédération CGT de la Pharmacie et il représenta de nombreux syndicats de sa branche professionnelle lors du congrès confédéral de la CGT qui eut lieu du 14 au 17 novembre 1938 à Nantes.

Au cours de la Seconde guerre mondiale, refusant toute collaboration avec le régime de Vichy, il reprit ses activités professionnelles à Blaye (Gironde). Il garda le contact avec les militants parisiens de la pharmacie et de la CGT clandestine.

À la Libération, iil fut élu secrétaire général de cette fédération et il prit part au congrès confédéral de la CGT en avril 1946.

Lors du congrès statutaire de la fédération qui eut lieu en août 1946 à Nantes, une proposition, initiée par des ex-unitaires, visant à rattacher la Fédération de la Pharmacie à celle des Industries chimiques, fut repoussée par 205 voix contre 63. Une nouvelle tentative fut lancée, au début de 1947, par le Syndicat des travailleurs de l’Industrie pharmaceutique de la région parisienne, contrôlé par les ex-unitaires ; elle échoua également.

Au cours du congrès extraordinaire, tenu fin mars 1948, 66 syndicats départementaux de la Fédération CGT de la Pharmacie optèrent en faveur de Force Ouvrière et 29 pour le maintien au sein de la CGT ; un syndicat s’étant prononcé pour l’autonomie.

Fernand Orlhac conserva donc son mandat de secrétaire général et il fut réélu lors du 1er congrès ordinaire de sa fédération qui se tint les 13 et 14 août 1950 à Paris, ainsi qu’au cours des congrès suivants.

Ses obsèques eurent lieu le vendredi 25 mars 1955 et il fut inhumé au cimetière de Saint-Ouen.

Ferdinand Berta lui succéda immédiatement et D. Couderc devint secrétaire administratif.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article124401, notice ORLHAC Fernand par Louis Botella, Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 15 avril 2012.

Par Louis Botella, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Nat. F7/12979. — Le Peuple, 7 octobre 1926. — Le Travailleur parisien, octobre-décembre 1936. — Comptes rendus des congrès confédéraux de la CGT de 1938 et de 1946. — Comptes rendus des congrès confédéraux de la CGT-Force Ouvrière de 1948 à 1956. - Force Ouvrière, hebdomadaire de la tendance éponyme puis de la CGT-FO, 13 mars 1947, 1er avril 1948, 31 mars 1955. — Informations transmises le 4 mai 2011 par Carole Salhi, de la Fédération FO de la Pharmacie.

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