OUZOULIAS Marcel

Par M. Rivollier

Né le 16 décembre 1912 à Contrevoz (Ain), mort le 10 avril 2000 à Hauteville-Lompnès (Ain) ; cordonnier ; militant communiste de l’Ain.

Fils d’un sabotier-cordonnier, frère d’Albert Ouzoulias , pupille de la Nation, après une année passée à l’École primaire supérieure d’Ussel (Corrèze), Marcel Ouzoulias commença son apprentissage de mécanicien-serrurier puis, de retour dans l’Ain, il s’embaucha comme apprenti cordonnier auprès de son oncle à Virieu-le-Grand (Ain). À la mort de ce dernier, en 1930, il s’établit lui-même comme cordonnier, à l’âge de dix-huit ans.

L’année suivante, il adhéra au Parti communiste et devint secrétaire de la cellule "Pierre-Ravet" de Virieu-le-Grand qui comptait alors douze membres, militants italiens antifascistes exilés pour la plupart. La cellule éditait un bulletin, le Rouge-gorge. Appelé sous les drapeaux en avril 1934, Marcel Ouzoulias fut condamné à un mois de prison en janvier 1935 pour avoir assisté, lors d’une permission, au congrès départemental du Mouvement contre la guerre et le fascisme à Bellegarde, en décembre 1934, en tant que délégué. Cela ne l’empêcha pas de continuer ses activités militantes puisqu’affecté à Besançon, il fut chargé de la chronique du soldat sous le pseudonyme de "Robert" dans le journal communiste du Doubs, le Semeur. À la fin de son service militaire, il reprit ses activités politiques, d’une part comme secrétaire du comité local du Front populaire à Virieu ; d’autre part, en participant activement aux luttes ouvrières dans les usines de la région, en compagnie de son frère Albert.

Rappelé en 1939, fait prisonnier en 1940, il fut emmené en Allemagne et n’en revint qu’en 1945, après trois tentatives d’évasion. Il retrouva le secrétariat de la cellule de Virieu et devint membre du comité fédéral du PC de l’Ain. Candidat du PCF dans le canton de Virieu-le-Grand lors des élections cantonales depuis 1949, il fut élu en septembre 1973 conseiller général de ce même canton et réélu en 1979. Candidat à diverses reprises aux élections municipales à Virieu, il fut élu en 1955 et devint adjoint au maire socialiste du chef-lieu. Aux élections municipales de mars 1977, il fut réélu conseiller municipal mais ne retrouva pas son poste d’adjoint, la gauche n’étant plus majoritaire au sein du conseil. Toujours communiste, Marcel Ouzoulias était en 1982 membre du bureau de la Fédération départementale des élus républicains. Adhérent de la Libre pensée depuis 1930, il était responsable du groupe de la Libre pensée de Virieu.

Mort le 10 avril 2000 à Hauteville-Lompnès (Ain),

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article124527, notice OUZOULIAS Marcel par M. Rivollier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par M. Rivollier

SOURCES : Témoignage de Marcel Ouzoulias. — Etat civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément