PAGÈS Pierre, dit CAILLOUX Pierre , dit RIBIERE

Par Claude Pennetier

Né le 10 janvier 1914 à Puteaux (Seine), mort le 14 septembre 1997 au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ; militant communiste de la région parisienne.

Pierre Pagès
Pierre Pagès

Pierre Pagès était le fils d’un boucher et d’une blanchisseuse. Membre des Jeunesses communistes comme son frère Paul Pagès depuis la fin des années vingt, om suivit une école de formation de six mois et participa à la direction des Jeunesses communistes de la région parisienne. En février 1934, il fut délégué au congrès extraordinaire tenu à Ivry. À l’issue du VIIIe congrès de la Jeunesse communiste (1936), il entra au bureau puis devint secrétaire de la JC de Paris-Ville. Il l’était toujours en septembre 1939 quand il fut replié à Fourchambault (Nièvre) avec le personnel de l’usine Farman.

Il avait suivi une école centrale en 1938.
La police le présente comme Pierre Pagès dit Ribière domicilié 12, villa Fallières à Paris XIXe arr. en 1939.

Pierre Pagès s’était marié en 1937 à Paris (VIe arr.) avec la sœur de Danielle Casanova, Renée, Constance Perini, qui assista au premier congrès de l’Union des jeunes filles de France tenu le 26 décembre 1936. Elle était secrétaire du Club sportif universitaire.

Présent en Corse en décembre 1940 et dans le Var en mars 1941, il rencontra par hasard Louis Aragon et Elsa Triolet le 7 mai à Nice et fut ainsi le premier responsable communiste (sous le pseudonyme de Jean) à reprendre contact avec le couple. Mais il fut arrêté, emprisonné à Nice pendant un an puis envoyé dans un camp d’internement et finalement placé en résidence forcée en Corse. Il fut intégré au triangle de direction communiste corse en mai 1943, avec Raoul Benigni* et Léo Micheli. Il remplaçait François Vittori*.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article124619, notice PAGÈS Pierre, dit CAILLOUX Pierre , dit RIBIERE par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 5 avril 2021.

Par Claude Pennetier

Pierre Pagès
Pierre Pagès

SOURCES : RGASPI, 517 1 1887 ; 495 270 1887. — Arch. PPo. 89. — Jacques Varin, Jeunes comme JC, Éd. sociales, 1975. — Francis Crémieux, « Une biographie à changer. Aragon, Elsa Triolet de la clandestinité à la Libération », Faites entrer l’infini, n° 17, juin 1994. — Léo Micheli, En homme libre, Ajbiana, 2020, p. 71. — État civil.

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