PAMS Baptiste [PAMS Jean, Baptiste, Philippe, Pierre]

Par André Balent

Né à Arles-sur-Tech (Pyrénées-Orientales) : 22 mars 1889, mort à Arles-sur-Tech le 22 mai 1967 ; propriétaire agriculteur ; maire socialiste d’Arles-sur-Tech (1914-1940 ; 1944-1967) ; conseiller général d’Arles-sur-Tech (1919-1940 ; 1945-1967) ; militant mutualiste.

Fils de François-Xavier Pams, propriétaire, et de Catherine juste âgés respectivement de cinquante et vingt-sept ans en 1889, neveu de Jules Pams, adversaire malheureux de Raymond Poincaré aux présidentielles de 1913, qui fut sénateur radical des Pyrénées-Orientales et ministre de l’Intérieur de Clemenceau en 1918, Baptiste Pams fut à la tête d’un important domaine agricole, spécialisé dans l’arboriculture, en particulier celle des pommiers, culture qui se développa à Arles surtout après la Seconde Guerre mondiale. Il était aussi lié par son mariage aux Cantalou-Catala, industriels du chocolat de la commune.

Il commença sa carrière politique comme républicain-socialiste. Élu maire d’Arles-sur-Tech en mai 1914, il fut réélu en décembre 1919. Il devint également conseiller général du canton d’Arles-sur-Tech en décembre 1919 puis fut réélu le 14 mai 1922, cette fois sous l’étiquette de socialiste indépendant. Peu de temps après, Baptiste Pams adhéra au Parti socialiste SFIO. Il fut élu à la commission administrative de la Fédération socialiste SFIO des Pyrénées-Orientales par le congrès départemental du 24 mai 1924.

En mai 1925, il fut réélu maire d’Arles-sur-Tech : le conseil municipal issu de ce scrutin comprenait onze radicaux-socialistes et dix socialistes SFIO. Pams demeura membre du Parti socialiste SFIO jusqu’aux élections sénatoriales du 9 juin 1927 où il refusa de faire campagne pour le candidat de ce parti, Jean Payra. Aux élections cantonales du 14 octobre 1928, sous l’étiquette républicain socialiste, il fut réélu conseiller général au second tour. Toutefois, à l’issue des élections municipales de mai 1929, après qu’il eut été réélu maire, l’administration préfectorale notait que Baptiste Pams « serait sympathisant SFIO ».

Baptiste Pams ne tarda pas à réadhérer à la SFIO. Réélu conseiller général d’Arles-sur-Tech en 1934, il fut également reconduit dans ses fonctions de maire à l’issue des élections municipales de mai 1935. Au congrès de la Fédération socialiste SFIO des Pyrénées-Orientales réuni le 2 juin 1935, Baptiste Pams fut élu membre titulaire de la CAF comme délégué de la tendance de la Bataille socialiste.

Sous Vichy, il fut révoqué de ses mandats électifs dès le 1er décembre 1940. Auparavant, en octobre et novembre, il eut à gérer les conséquences tragiques de la plus importante inondation qu’ait connu le Roussillon de puis 1763

Nommé maire d’Arles-sur-Tech le 16 septembre 1944, peu après la libération des Pyrénées-Orientales, il reprit également ses activités au sein du Parti socialiste SFIO. Réélu maire en mai 1945 et conseiller général en septembre 1945, il fut ensuite constamment réélu maire et conseiller général d’Arles-sur-Tech, mandats qu’il exerça jusqu’à sa mort. Il fut membre de la commission départementale du conseil général, assemblée dominée par la personnalité et les initiatives de Léon-Jean Grégory*.

Baptiste Pams s’illustra aussi comme militant mutualiste. Président pendant de nombreuses années de la société de secours mutuel "L’Humanité" d’Arles-sur-Tech, il devint le 21 juin 1931 un des administrateurs de La Rousillonnaise, union des sociétés de secours mutuels et de prévoyance des Pyrénées-Orientales fondée en 1900-1901. Il siégea dans ce conseil d’administration après la seconde guerre mondiale. À partir de 1962, il cumula deux fonctions, celle de président de la Mutualité sociale agricole et celle de président des Assurances mutuelles agricoles.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article124725, notice PAMS Baptiste [PAMS Jean, Baptiste, Philippe, Pierre] par André Balent, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 8 décembre 2015.

Par André Balent

SOURCES : Arch. Dép. Pyrénées-Orientales, 2 M 5/247, 2 M 5/268 II ; 2 M 5/289, 2 M 5/302/303/304. — Arch. com. Arles-sur-Tech, état civil. — Le Cri catalan, 31 mai 1924, 8 mai 1926. — En Avant, juin 1935. — Horace Chauvet, La politique roussillonnaise, Perpignan, 1934. — Roger Bernis, Les Pyrénées-Orientales sous la IVe République, Thèse, Montpellier, 1971. — Témoignage de F. Baylard. — Edwige Praca, Les sociétés de secours mutuels et leur union dans les Pyrénées-Orientales (XIXe-XXe siècles. De La Roussillonnaise à la Mutualité françaises Pyrénées-Orientales, Perpignan, Trabucaire, 2000, 348 p. [pp. 200-201 ; p. 258]— Lettre de Paul Lavanga, maire d’Arles-sur-Tech, successeur de Baptiste Pams. — État civil.

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