PAPILLOT Charles, Pierre

Né le 31 mars 1868 à Paris (IIe arr.) ; instituteur ; syndicaliste CGT ; militant socialiste puis communiste à Paris.

Charles Papillot (orthographié souvent Papillaud), fils d’un chapelier et d’une passementière, instituteur, signa le 16 septembre 1912 le Manifeste des instituteurs syndicalistes, paru dans La Bataille syndicaliste, aux côtés de Hélène Brion, André Chalopin, Fernand Loriot, etc. Il signait : « Papillot, conseiller syndical, membre du conseil d’administration de l’Association professionnelle des instituteurs de la Seine ». En octobre 1912, il était secrétaire fédéral adjoint du Syndicat des institutrices et instituteurs publics de la Seine, et fut à ce titre parmi les 25 instituteurs syndicalistes condamnés à 50 francs d’amende.
C. Papillot était toujours membre du bureau du Syndicat des institutrices et instituteurs publics de la Seine au début de la Première Guerre mondiale. À partir de décembre 1914, il remplit les fonctions de secrétaire général à la mort d’André Chalopin mort au front.

Il fut vice-président de « L’Aide fraternelle », association professionnelle et œuvre de charité, fondée au début de la guerre par les institutrices et instituteurs de la Seine. Membre du conseil de la Fédération nationale des instituteurs, il signa en janvier 1915 un article avec Hélène Brion dans l’École et fut blâmé en 1918 pour avoir protesté contre les poursuites dont Hélène Brion était victime. Lors de l’assemblée générale du 7 novembre 1918, il fut élu au conseil d’administration des syndicats d’instituteurs de la Seine.

Militant de la section socialiste du XVIIIe arrondissement de Paris, il fut élu en avril 1920 membre de la commission exécutive de la Fédération socialiste SFIO du département de la Seine, sur la liste du Comité de la IIIe Internationale. Il fut délégué au congrès national du Parti socialiste à Tours (décembre 1920). Il avait signé la motion dite Cachin-Frossard favorable à l’adhésion à la IIIe Internationale et, à l’issue de la scission, rallié les rangs du Parti communiste. Il devint membre de la commission exécutive de la Fédération de la Seine. C’est certainement lui qui appartint au conseil d’études dirigeant l’École du propagandiste de la Fédération de la Seine en 1921 (voir Antoine Keim). Papillot écrivit dans La Butte rouge, hebdomadaire du PC du XVIIIe arr.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article124804, notice PAPILLOT Charles, Pierre, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 mai 2022.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13575. — La Bataille syndicaliste, 16 septembre et 23 octobre 1912. — L’Humanité, 6 avril, 13 avril, 29 novembre 1920, 29 janvier 1921. — D. Tartakowsky, Écoles et éditions communistes..., Th., Paris VIII, 1977. — Notes de Julien Chuzeville.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément