PARIGAUX Pierre, Henri, Aventin

Par René Lemarquis

Né le 2 mars 1909 à Troyes (Aube), mort le 1er février 1976 à Troyes (Aube) ; bonnetier ; militant communiste ; déporté.

Fils d’un cheminot et d’une ménagère, bonnetier à Troyes (Aube), Pierre Parigaux fréquenta l’école primaire pendant sept ans et obtint le CEP. Il adhéra aux Jeunesses communistes en 1926 et au Parti communiste en 1927. Il fut condamné par défaut le 11 octobre 1929 à six mois de prison par le tribunal correctionnel pour avoir déclaré à un vin d’honneur offert aux conscrits le 3 mai précédent : « Face aux manifestants ne tirez pas ! »

Arrêté, Pierre Parigaux sortit de prison le 17 février 1931. En 1935, il devint secrétaire régional du Parti communiste et cette responsabilité lui fut maintenue les deux années suivantes. Il fut délégué au VIIIe congrès national tenu à Villeurbanne (Rhône) en janvier 1936 puis au IXe congrès tenu à Arles (Bouches-du-Rhône) en décembre 1937. Candidat aux élections cantonales dans le 2e canton de Troyes le 10 octobre 1937, il recueillit 1 223 voix et fut devancé par Émile Clévy. Selon l’Almanach du parti communiste de 1939, Parigaux était toujours secrétaire régional. La Région (Aube, Haute-Marne) groupait environ alors mille neuf cents adhérents répartis en une centaine de cellules dont vingt-deux d’entreprise. Toutefois, en décembre 1938, il avait été démis de ses fonctions et remplacé par Jean Flavien.

Arrêté le 22 juin 1941, interné à Compiègne et déporté en 1943 à Orianenburg-Sachsenhausen (Allemagne), Pierre Parigaux rentra à Troyes en mai 1945.

Il se maria en juillet 1942 à Compiègne, donc pendant son internement à Royallieu, avec Suzanne Gallois, bobineuse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article124893, notice PARIGAUX Pierre, Henri, Aventin par René Lemarquis, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 13 juin 2011.

Par René Lemarquis

SOURCES : La Dépêche de l’Aube, 1929, 1931, 1935, 1937, 26 mai 1945. — Almanach du Parti communiste, 1939. — Mémorial des déportés français à Sachsenhausen édité par l’Amicale des anciens déportés d’Oranienburg-Sachsenhausen et de leur famille, s.d. — Christian Langlois, Marguerite, biographie de Marguerite-Buffard-Flavien (1912-1944), le Cherche Midi, 2009.— Note de Jean-Pierre Besse.

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