PATAT André

Par Frédéric Stévenot

Ouvrier métallurgiste ; syndicaliste CGT de l’Aisne ; secrétaire général de l’Union locale de Guise ; militant communiste ; adjoint au maire.

Ouvrier métallurgiste chez Godin à Guise (Aisne), André Patat assurait en 1921 le secrétariat du syndicat local des mouleurs. Le 11 avril 1921, présidant une réunion syndicale et socialiste, il déclara que son syndicat était passé en un an de sept cents adhérents à deux cent cinquante. Délégué au congrès national CGT de Lille en juillet 1921, il vota pour les thèses minoritaires.

Il fut candidat aux élections municipales de 1925, sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP). Au premier tour, le 3 mai, elle avait obtenu 658 suffrages en moyenne, contre 832 pour la « liste fasciste d’union administrative » et 248 pour le bloc des gauches ; aucune n’avait été en mesure de l’emporter. Les candidats ouvriers et paysan avaient obtenu :

  • Panchout Armand, employé révoqué, communiste, 664 voix ;
  • citoyenne Patat, des Femmes communistes, 622 ;
  • Lamart Émile, agent d’assurances, communiste, 691 ;
  • Patat André, ouvrier d’usine, communiste, 662 ;
  • Dépreux [en réalité : Depreux] Lucien, ouvrier d’usine, communiste, 658 ;
  • Poirette Désiré, ouvrier d’usine, sans parti, 653 ;
  • Meurant Albert, ouvrier d’usine, communiste, 675 ;
  • Carette Arthur, ouvrier d’usine, sans parti, 665 ;
  • Bourgeois Léon, ouvrier d’usine, communiste, 671 ;
  • Bray Alphonse, employé d’usine, sans parti, 670 ;
  • Bossu Marcel, ouvrier d’usine, communiste, 652 ;
  • Compère Léon, ouvrier d’usine, sans parti, 661 ;
  • Hermann Fernand, cheminot, communiste, 658 ;
  • Roussel Alfred, ouvrier d’usine, sans parti, 654 ;
  • Paquet Émile, ouvrier d’usine, communiste, 657 ;
  • Noé Désiré, ouvrier d’usine, sans parti, 650 ;
  • Lebeau Émile, ouvrier d’usine, communiste, 650 ;
  • Régnier Maurice, ouvrier d’usine, sans parti, 653 ;
  • Patte Émile, ouvrier d’usine, communiste, 660 ;
  • Dupont Camille, ouvrier d’usine, sans parti, 652 ;
  • Baclet Clément, ouvrier d’usine, communiste, 656 ;
  • Florentin Alfred, ouvrier d’usine, sans parti, 653 ;
  • Pirot Marcel, menuisier, communiste, 657.

Au second tour, le 10 mai 1925, la liste obtint une moyenne de 746 voix :

  • Panchout Armand, employé révoqué, communiste, 755 voix ;
  • citoyenne Patat, des Femmes communistes, 690 ;
  • Lamart Émile, agent d’assurances, communiste, 821 ;
  • Patat André, ouvrier d’usine, , communiste, 753 ;
  • Dépreux [en réalité : Depreux] Lucien, ouvrier d’usine, communiste, 754 ;
  • Poirette Désiré, ouvrier d’usine, sans parti, 732 ;
  • Meurant Albert, ouvrier d’usine, communiste, 766 ;
  • Carette Arthur, ouvrier d’usine, sans parti, 756 ;
  • Bourgeois Léon, ouvrier d’usine, communiste, 762 ;
  • Bray Alphonse, employé d’usine, sans parti, 761 ;
  • Bossu Marcel, ouvrier d’usine, communiste, 737 ;
  • Compère Léon, ouvrier d’usine, sans parti, 754 ;
  • Hermann Fernand, cheminot, communiste, 743 ;
  • Roussel Alfred, ouvrier d’usine, sans parti, 735 ;
  • Paquet Émile, ouvrier d’usine, communiste, 751 ;
  • Noé Désiré, ouvrier d’usine, sans parti, 736 ;
  • Lebeau Émile, ouvrier d’usine, communiste, 728 ;
  • Régnier Maurice, ouvrier d’usine, sans parti, 735 ;
  • Patte Émile, ouvrier d’usine, communiste, 746 ;
  • Dupont Camille, ouvrier d’usine, sans parti, 734 ;
  • Baclet Clément, ouvrier d’usine, communiste, 734 ;
  • Florentin Alfred, ouvrier d’usine, sans parti, 741 ;
  • Pirot Marcel, menuisier, communiste, 740.

Cependant, le maintien de la liste du bloc des gauches empêcha les communistes d’avoir des élus. Il leur fallut attendre 1929 pour remporter les élections. De fait, en mai 1929, André Patat fut élu à Guise, la première commune du département à être dirigé par une majorité communiste. Il fut l’un des adjoints du maire Émile Lamart. Il démissionna cependant du conseil municipal en mars 1932, pour des raisons qui n’ont pas alors été précisées dans la presse.

En janvier 1937, il était secrétaire de l’Union locale CGT de cette ville, au 131 Famlistère central.

On ignore ce que devint ensuite André Patat, notamment pendant la guerre. Il n’apparaît en effet pas dans les bases de données de Mémoire des hommes ou du fonds pour la mémoire de la déportation. On ne sait pas davantage quand il naquit ou mourut.

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Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article125088, notice PATAT André par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 14 mai 2016, dernière modification le 4 avril 2021.

Par Frédéric Stévenot

SOURCES : Arch. Nat. F7/13124, 13276. — C.r. du congrès de Lille. — La Voix du peuple, organe officiel mensuel de la CGT, février 1937 (BNF, Gallica). La Voix paysanne, 2 mai 1925, p. 4 ; 9 mai 1925, p. 4 ; 16 mai 1925, p. 4. Le petit Parisien, 21 mars 1932, p. 3. La Voix du peuple. Organe officile de la CGT, 1er janvier 1937, p. 128. — Notes de Louis Botella.

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