PELLETIER Lucile, Louise, Simone

Par Jean-Louis Panné

Née le 20 novembre 1906 à Saint-Cheron (Seine-et-Oise) ; inspectrice hospitalière de l’Assistance publique jusqu’en 1968 ; militante communiste-libertaire, puis de l’Union anarchiste-communiste, de la SFIO ((1945-1956) ; militante syndicaliste CGT, puis secrétaire du Syndicat des cadres de l’Assistance publique.

Fille d’un modeste fonctionnaire lecteur de l’Humanité, Lucile Pelletier poursuivit ses études jusqu’au baccalauréat, puis, tout en gagnant sa vie, fit des études de lettres jusqu’à la licence. En 1935, ayant réussi le concours d’inspecteur de l’Assistance, elle fut nommée dans la Meuse, mais désirant retourner à Paris, elle passa celui de rédacteur à l’administration générale de l’Assistance publique où elle resta jusqu’en 1968.

C’est en 1924-1925, sous l’influence de la lecture de Michel Bakounine et Pierre Kropotkine, que Lucile Pelletier rejoignit les communistes-libertaires. Un moment secrétaire du groupe anarchiste des XVIIe et XVIIIe arr. de Paris, affilié à l’Union anarchiste, vers 1929, elle suivait avec sympathie l’action de l’équipe de La Révolution prolétarienne à laquelle elle collabora épisodiquement, à la demande de Pierre Monatte ; elle y écrivit sur l’Espagne, où elle avait séjourné dans les milieux de la FAI et de la CNT, après la proclamation de la République (avril 1931). En 1934, elle publia la nécrologie de Nestor Makhno dans cette revue. Militante de l’Union anarchiste-communiste, elle avait pris l’initiative à l’issue du congrès d’avril 1930, de publier le Bulletin mensuel de la minorité de l’UAC. Membre du syndicat CGTU des employés, elle passa, lors de son entrée dans l’administration hospitalière, à la Fédération des services publics et de santé de la CGT réunifiée.

A la Libération, elle adhéra, « dans l’euphorie » au Parti socialiste SFIO qu’elle quitta en 1956, « incapable de se solidariser plus longtemps avec la politique qui s’y menait ». En 1947-1948, lors de la scission syndicale, avec la majorité de ses collègues de l’inspection hospitalière, elle constitua un syndicat autonome : le syndicat des cadres de l’Assistance publique, qui, avec les syndicats similaires des administrations parisiennes (préfectures) forma une Union des syndicats des cadres. Cette Union, dont la force équivalait à celle des diverses centrales, obtint en 1945 l’application aux cadres des administrations parisiennes de la réforme de la fonction publique. Lucile Pelletier fut secrétaire générale jusqu’à sa retraite du syndicat des cadres de l’Assistance publique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article125411, notice PELLETIER Lucile, Louise, Simone par Jean-Louis Panné, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 4 avril 2018.

Par Jean-Louis Panné

SOURCES : Arch. Nat. F7/13061. — Notes autobiographiques de Lucile Pelletier. — Notes de R. Bianco.

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