PÉRALDI Jean-Baptiste, Jules, Charles

Par Jacques Girault

Né le 16 janvier 1913 à Saint-Laurent (Guyane), mort le 9 septembre 2009 à Ajaccio (Corse-du-Sud) ; colporteur et employé de bureau ; militant communiste à Toulon (Var).

Fils d’un surveillant militaire, Jean-Baptiste Péraldi, dit "Bellefesse", reçut une éducation scolaire jusqu’au niveau du brevet. Espérantiste, colporteur de romans populaires pour le compte de la Librairie moderne à Toulon, il adhéra aux Jeunesses et au Parti communistes en 1935. Secrétaire du cercle des Jeunesses communistes du quartier de La Loubière en 1937, puis de la cellule du parti des Trois Quartiers (Loubière, Siblas, Vert-Côteau), il exerçait les fonctions de secrétaire administratif de l’organisation toulonnaise aux côtés de Albert Mencarelli en 1938-1939. Entré au service de santé de la Marine le 18 août 1938, il y resta jusqu’à son licenciement le 31 janvier 1939 ; il fut révoqué en raison de sa participation à la grève du 30 novembre 1938. Il travailla par la suite comme ajusteur-mécanicien dans diverses entreprises de la ville. Atteint d’une infirmité, il ne fut pas mobilisé. Surveillé par la police, Péraldi figura parmi les militants désignés par un décret d’internement pris contre des "individus dangereux pour la défense nationale", le 18 novembre 1939. Cette décision préfectorale ne reçut pas d’application. Un nouvel arrêté, le 24 juin, ordonna son internement au centre de séjour surveillé de Chabanet (Ardèche) où il resta cinq mois selon son témoignage écrit. Mais sources de confusion, selon un autre arrêté du 27 juin 1940, il aurait été envoyé à Chibron (près de Signes, Var), puis à Nexon (Haute-Vienne), où la mesure fut reportée le 5 novembre 1940. Il dut démissionner de sa responsabilité de trésorier du Comité d’intérêt local du quartier de La Loubière, à la demande du préfet, en avril 1941.
Libéré, Péraldi travailla en 1941 à Saint-Maximin au commissariat chargé de la lutte contre le chômage puis fut envoyé en Corse (Ajaccio puis Bastia) pour occuper un emploi similaire (avec une équipe agricole, travail dans des fermes). Atteint de paludisme, à son retour à Toulon en 1942, il fut à nouveau interrogé par la police. Se disant isolé, il effectua des actions personnelles contre l’occupant et en août 1944, après le débarquement, prit part aux actions dans le quartier du Fort Artigues. Il souhaitait réintégrer le Parti communiste dans un long témoignage écrit.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article125492, notice PÉRALDI Jean-Baptiste, Jules, Charles par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 7 septembre 2022.

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SOURCES : Arch. Dép. Var, 3 Z 4 30, Cabinet 862.— Notes de Jean-Marie Guillon. — Archives Fédération du Var du PCF

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