PÉRILLIER Marie, Marcel, Aimé

Par Roland Andréani

Né le 1er février 1902 à Nîmes (Gard), mort le 12 mars 1997 à Bessèges (Gard) ; professeur ; militant communiste des Alpes-Maritimes, puis des Bouches-du-Rhône ; conseiller municipal d’Arles.

Fils d’un négociant nîmois, Aimé Périllier, frère puîné de Louis Périllier, était professeur de lettres au collège de Grasse, lorsqu’il épousa à Montpellier le 15 juillet 1930, Simone Delphine Paul, fille d’un magistrat colonial. Divorcé à Grasse dès le 9 janvier 1933, il s’y remaria le 25 juillet suivant avec Marie Bénédicte Élise Monier, sans profession comme la première conjointe.

Durant son séjour dans les Alpes-Maritimes, il réorganisa la cellule communiste locale, avant de devenir secrétaire du sous-rayon de Grasse, et se distingua dans la collecte d’abonnements à l’Humanité. Après avoir effectué dans le département, avec Virgile Barel et deux autres délégués, une tournée de comptes rendus du congrès d’Amsterdam (27-29 août 1932) contre la guerre impérialiste, il retrouva le premier pour tenir avec Pierre Alessandri en mars-avril 1933, à Nice, Cannes, Grasse et Menton, les réunions organisées par le parti communiste à l’occasion des événements d’Allemagne, à l’origine du rassemblement antifasciste de la salle Pleyel en juin.

Dans sa nouvelle affectation au collège d’Arles (Bouches-du-Rhône), Aimé Périllier continua à militer, créant la section arlésienne des Amis de l’URSS le 11 mars 1934. Participant au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, il figura en troisième position derrière Georges Hubert et Eugène Panisse sur la liste communiste aux élections municipales du 5 mai 1935. Il avait déjà été candidat le 2 décembre 1934 après la démission collective du conseil, suite à la défaite du maire radical aux élections cantonales d’octobre. Le succès de la SFIO qui avait alors conquis tous les sièges fut confirmé dès le premier tour en 1935, le retrait communiste laissant la liste socialiste sans concurrente pour le ballottage. L’échec du maire Sixte-Quenin, député sortant, arrivé en troisième position le 26 avril 1936, tout en ouvrant la voie à l’élection du communiste Adrien Mouton à la Chambre, entraîna aussitôt une nouvelle démission collective. Le premier tour assura la majorité à la SFIO qui put conserver la mairie avec Joseph Imbert, mais le deuxième, le 14 juin, permit l’entrée au conseil, de neuf communistes, dont aimé Périllier, en tête avec 2914 voix, devant notamment Georges Hubert, Robert Durand, Clément Jalabert, Norbert Ressaire, Marcel Barbé* et Augustin Mailhan.
Aimé Périllier fut déchu de ce mandat en vertu de la loi du 20 janvier 1940.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article125559, notice PÉRILLIER Marie, Marcel, Aimé par Roland Andréani , version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 2 avril 2021.

Par Roland Andréani

SOURCES : État civil (Arch. Dép. Gard, Arch. Mun. Montpellier, Arch. Dép. Alpes-Maritimes). — Arch. Nat., F 7/13030, F 7/13128, F 7/13130. — Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, V M 3/283, V M 3/285, V M 3/290. — L’Humanité, 7 octobre 1932, p. 2, 12 mars 1933, p. 2 (BNF Gallica) ; Rouge-Midi, 11 mars 1933, p. 3, 1er avril 1933, p. 3, 17 février 1934 p. 2, 17 mars 1934, p. 2 27 avril 1935 p. 4, 17 juin 1936 p. 2 (BNF Gallica).

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