PONSOT Victor [PONSOT Claude, Marie, Victor]

Par Pierre Goujon

Né le 14 novembre 1893 à Sagy (Saône-et-Loire), mort le 11 avril 1965 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; rédacteur des PTT ; syndicaliste et communiste de Saône-et-Loire.

Fils d’un charron et d’une couturière, Victor Ponsot, commis des PTT à Chalon-sur-Saône, fut un actif militant de la fin de la Première Guerre mondiale à 1936, date à laquelle il fut nommé receveur des PTT à Cerdon, dans l’Ain. Il épousa Marguerite Vergne le 18 novembre 1916 à Rouen (Seine-Maritime).

Rédacteur des PTT, il fut secrétaire du syndicat illégal des agents des PTT de Saône-et-Loire et y conserva, après son départ, une grande influence. Il fut candidat communiste aux élections municipales en 1925, aux législatives dans la circonscription de Chalon en 1924 (6 413 voix sur 169 051 inscrits), en avril 1928 (4 593 voix au 1er tour, 3 082 au second sur 26 349 inscrits), en 1932 (un seul tour : 3 428 voix sur 28 471 inscrits) et en 1936 où il se retira au second tour en faveur du socialiste Nouelle. Il avait obtenu 5 559 voix sur 29 129 inscrits.

Membre du bureau de la Région lyonnaise du Parti communiste en 1924-1925, il participa à plusieurs congrès et conférences nationales entre 1925 et 1928. À cette date, il était secrétaire du comité départemental de Saône-et-Loire. En 1929-1933, il assurait le secrétariat du rayon communiste de Chalon. Il se battit en décembre 1931 pour la décentralisation de la Région Lyonnaise et la création d’un région de Saône-et-Loire. Avec Marcel Messeau et Théodore Vielle, il obtint gain de cause.

Il remplit aussi les tâches administratives de secrétaire adjoint de la Bourse du Travail de Chalon. Il ne parvint pas toujours à mener également à bien ses multiples activités, et des mécontentements se firent jour, à l’exemple des cheminots de Chalon qui, en 1933, réclamèrent à la CGTU l’envoi, pour six mois aux frais du syndicat, d’un délégué qualifié chargé de remettre de l’ordre dans les organisations syndicales unitaires. Le 1er juillet 1934, Ponsot signa avec Nouelle le Pacte d’unité d’action PC-SFIO.

Receveur des Postes à Beynat en 1940, il fut révoqué par le gouvernement de Vichy en 1941 pour son engagement communiste. Il devint, à la libération de la Corrèze, président du comité local de libération national, puis maire de Beynat en 1945. Il quitta Beynat très vite, car nommé receveur en Isère.

Tête de liste PC aux municipales à Chalon dans les années 1950, il fut candidat aux législatives dans les mêmes années.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article126932, notice PONSOT Victor [PONSOT Claude, Marie, Victor] par Pierre Goujon, version mise en ligne le 10 septembre 2013, dernière modification le 10 septembre 2013.

Par Pierre Goujon

SOURCES : Arch. Nat. F7/13028, 13095-96, 13118, 13123, 13130, 13261. — Arch. Dép. Saône-et-Loire, série M. — Arch. Dép. Seine-Saint-Denis, ex. BMP, bobine 270 et 282. — RGASPI, pas de dossier Ponsot dans les archives du Komintern. — Notes de Michel Marcus. — État civil

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