POUPY Georges, Léon, Joseph

Par Claude Pennetier

Né le 2 janvier 1895 à Labastide-Saint-Georges (Tarn), mort le 29 janvier 1978 à Antony (Hauts-de-Seine) ; ingénieur des travaux publics ; militant socialiste de la Seine-Inférieure, de l’Yonne, puis de la Seine, de la tendance Action socialiste puis militant communiste.

Fils d’un instituteur, Georges Poupy, après des études secondaires puis supérieures, devint ingénieur des Travaux publics et travailla comme inspecteur du contrôle des chemins de fer de l’État à Dieppe (Seine-Inférieure). Il enseigna en tant que professeur aux Écoles supérieures de commerce de la Seine-Inférieure.

Militant socialiste, il appartenait à la tendance Action socialiste et était en 1931 secrétaire de la section de Laroche-Migennes (Yonne). Le 22 mai 1932, il répondit à l’appel lancé par R. Rolland et H. Barbusse en vue de l’organisation d’un congrès mondial contre la guerre impérialiste. Ce congrès se tint les 27-29 août 1932 à Amsterdam et Poupy, qui y avait participé malgré l’opposition de l’Internationale ouvrière socialiste, fut élu membre des instances dirigeantes du Comité mondial de lutte contre la guerre et le fascisme. Georges Poupy fut envoyé en décembre 1932 à Shanghaï, à la place d’Henri Barbusse, empêché, pour assister au congrès pan-asiatique contre la guerre. Il s’y trouva avec Paul Vaillant-Couturier* ainsi que deux autres délégués, anglais et belge. En compagnie de sa femme (il s’était marié peu avant), il regagna la France en transsibérien par l’URSS. À son retour, il prit part à maints meetings. Il fut exclu fin 1932 de la SFIO ainsi que certains de ses camarades de l’Action socialiste qui avaient enfreint la discipline du parti. Après avoir participé en avril 1933 à la conférence internationale de Paris, puis en juin 1933 au congrès de la salle Pleyel à Paris, il devint membre du Comité national de lutte contre la guerre et le fascisme. Il adhéra au Parti communiste en 1934.

En 1939, Poupy fut mobilisé comme officier d’état-major et fait prisonnier. Libéré en 1942, gravement malade, il dut, pour se soigner, passer trois années en sanatorium.

Resté membre du Parti communiste, il se retira de la vie politique active après la Libération pour raisons de santé mais resta fidèle au Parti communiste malgré certaines désillusions.

Georges Poupy mourut le 29 janvier 1978 à Antony (Hauts-de-Seine).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article127201, notice POUPY Georges, Léon, Joseph par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 31 octobre 2017.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Nat. F7/13131. — Le Monde, 5 et 6 février 1978. — Notes de Madame G. Poupy. — Alexandre Mallarte, L’action socialiste. Un mouvement d’unité révolutionnaire au sein de la SFIO (1930-1935), Master 2, Université de Bourgogne, 2016, p. 157.

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