PRADEL Claude

Par Alain Dalançon, Roger Pierre

Né le 2 juin 1873 à Thiers (Puy-de-Dôme), mort le 17 février 1938 à Lamastre (Ardèche) ; professeur ; militant socialiste, député du Puy-de-Dôme (1932-1936).

Claude Pradel
Claude Pradel
Député du Puy-de-Dôme

Claude Pradel effectua ses études secondaires au collège de Thiers, puis au lycée de Clermont-Ferrand. En 1892, il obtint la licence de mathématiques puis, en 1894, celle de physique. Après avoir effectué une année de service militaire, une bourse lui fut accordée pour préparer l’agrégation à Bordeaux. Il exerça alors les fonctions de professeur délégué dans diverses villes et fut reçu au concours de l’agrégation de mathématiques en 1903.

Il devint professeur de mathématiques à Paris, au lycée Buffon puis au lycée Saint-Louis à Paris. Mobilisé en 1914 comme sergent au 58e régiment territorial de Dijon, il fut promu lieutenant, puis capitaine au 408e régiment d’infanterie puis fut détaché dans l’aéronautique.

En 1919, il reprit ses cours au lycée Saint-Louis jusqu’en 1923 dans les classes secondaires puis dans les classes préparatoires à l’Institut agronomique jusqu’en 1932. Il passait généralement ses vacances à Lamastre dans l’Ardèche où il fut pendant plusieurs années – et au moins à partir de 1929 – l’un des propagandistes les plus appréciés du Parti socialiste SFIO. Il assura de nombreuses conférences, des tournées de propagande, notamment avec son ami Ferdinand Hérold et il participa à diverses manifestations départementales du Parti socialiste aux côtés des députés et dirigeants fédéraux.

Il passait pour appartenir à la Fédération socialiste du Puy-de-Dôme. Or, tandis que le 22 mars 1932, il appuyait à Lamastre la réunion électorale du candidat socialiste Paul Cuminal, il avait déjà posé depuis dix jours, à Thiers, sa propre candidature, comme « socialiste indépendant », contre le socialiste SFIO, Ernest Laroche, administrateur de la Montagne, qu’il battit par 9 667 voix contre 9 136 au second tour de l’élection législative.

La nouvelle provoqua un vif malaise dans la Fédération socialiste de l’Ardèche où se dessinait précisément un courant d’opposition à l’opportunisme et à l’électoralisme. Hérold ayant flétri cet « ex-socialiste, ex-laïque », Pradel répondit : « En août 1928, j’avais quitté l’organisation du Parti SFIO [...] j’ai d’ailleurs continué à propager le socialisme. »

À la Chambre des députés, Claude Pradel ne s’inscrivit à aucun groupe. Il appartint aux commissions des économies, de l’enseignement et des beaux-arts et de l’Alsace-Lorraine. En 1934, il fut l’auteur d’une proposition de loi tendant à l’affichage dans les mairies de la liste des pensionnés de guerre et du montant de leur pension. Respectueux à la fois de l’ordre républicain et de la liberté d’opinion, il prit part à la discussion d’interpellations relatives à l’activité des ligues et aux incidents de Limoges. La situation de la coutellerie de Thiers le préoccupa également, ce qui le conduisit à participer au débat sur le budget de l’industrie et du commerce de 1936.

Claude Pradel, âgé de 73 ans, ne se représenta pas aux élections de 1936 et se retira à Lamastre où il mourut. Il était titulaire de la Croix de guerre, officier d’académie (1907) et officier d’instruction publique (1913).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article127288, notice PRADEL Claude par Alain Dalançon, Roger Pierre, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 6 avril 2021.

Par Alain Dalançon, Roger Pierre

Claude Pradel
Claude Pradel
Député du Puy-de-Dôme

SOURCES : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly). L’Ardèche socialiste, 1919-1932. — Arch. Dép. Puy-de Dôme, état civil, registre matricule.

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