RAULO Jean

Par Claude Geslin

Né le 4 janvier 1914 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 1er juin 1997 à Nantes ; typographe ; militant de la JOC, secrétaire adjoint de l’Union Nantaise des syndicats chrétiens (1937) ; secrétaire de l’Union départementale de Loire-Atlantique des Syndicats des travailleurs chrétiens (1945-1958).

Fils d’un artisan horloger membre du Sillon, Jean Raulo fut élève d’une École primaire privée et obtint le Certificat d’études. Il commença son apprentissage de typographe et s’inscrivit au syndicat du livre CFTC. Membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne dès 1928, Jean Raulo devint secrétaire, puis président du groupe de Nantes. Il devint secrétaire du syndicat CFTC du Livre vers 1936 et le resta jusqu’en 1939. En 1937, il fut nommé secrétaire adjoint de l’Union nantaise des syndicats des travailleurs chrétiens. Devenu permanent, il fut chargé de créer et de développer les syndicats ouvriers en 1938 et 1939. Il parvint à créer des syndicats chrétiens dans des milieux très hostiles, parce que contrôlés fortement par la CGT, comme à la Compagnie des Tramways de Nantes.

Mobilisé en août 1939, il s’efforça sous l’Occupation de maintenir en vie des organisations dissoutes. Il entra au Secours national et à l’Entraide française dont il devint adjoint au directeur départemental, ce qui lui donnait une certaine liberté de mouvement.

À la Libération, il procéda, avec Édouard Moisan, à la réorganisation des syndicats chrétiens en Loire-Inférieure. La tâche fut particulièrement ardue en 1945 à Saint-Nazaire où les militants CFTC, fortement marqués par la camaraderie de combat qui les avait rapprochés des militants CGT pendant l’épisode difficile de la poche de Saint-Nazaire, étaient fortement tentés par l’unité syndicale. Au prix de nombreuses réunions, Jean Raulo réussit à persuader la majorité d’entre eux de reconstituer les syndicats CFTC.

Dès 1945, il prit le secrétariat de l’Union départementale CFTC, devint permanent vers 1947 et le demeura jusqu’en 1958. Il intervint pendant les grandes grèves d’août 1953. En 1958, il abandonna ses fonctions pour devenir membre du conseil d’administration de la section régionale de l’Ouest de la Caisse interprofessionnelle de prévoyance des salariés, caisse de retraite qui venait d’être créée. Il assura sur le plan syndical la fin des mandats qui lui avaient été confiés en tant que secrétaire de l’UD.

Il fut aussi, dès l’origine, administrateur de la Caisse d’allocations familiales, d’abord désigné pendant deux ans, ensuite élu. Il le resta pendant vingt et un ans (dont douze années à la présidence, le reste comme vice-président). Il fut chargé par la Caisse d’allocations familiales de faire revivre la « Maison familiale » (société coopérative HLM) avec six autres administrateurs. Il fut, dès l’origine, président de cette société dont la première réalisation fut la cité Le Corbusier* à Rezé.
Il fut membre de la CFDT après 1964. Son décès a été signalé par La Voix des travailleurs, (ournal de l’UD CFDT 44 de juin 1997.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article128166, notice RAULO Jean par Claude Geslin, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 5 avril 2020.

Par Claude Geslin

SOURCES : La Voix des travailleurs.L’Ouest syndicaliste, 1958. — « Autobiographies de militants nantais de la CFDT », Les Cahiers du LERSCO, septembre 1982. — Rens. de Jean Raulo. — La Voix des travailleurs, (journal de l’UD CFDT 44) de juin 1997

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