RÉHEL Henri

Par Claude Pennetier

Né le 1er avril 1905 à Paris (XIVe arr.), mort le 29 juin 1977 à Narbonne (Aude) ; métallurgiste ; militant communiste du XIIIe arr. puis de Clamart (Seine) ; volontaire dans les Brigades internationales.

Fils d’Émile Réhel, boulanger, militant de la CGT et de Joséphine Réhel, une cuisinière "laïque" et "républicaine", Henri Réhel militant communiste en 1929. Il était secrétaire d’uun rayon communiste du XIIIe arr. de Paris. Selon le témoignage de sa fille, il aurait milité avec Danielle Casanova.

Il fut volontaire en Espagne républicaine du 5 novembre 1936 au 16 novembre 1938 et appartint à un groupe de tanks de la 14e Brigade internationale comme commissaire politique. Il appartint également aux services de santé et aurait été un temps secrétaire d’André Marty. Il combattit sur les fronts de Madrid et de l’Ebre. et fut commissaire politique. C’est en Espagne qu’il fit la connaissance de Pierre Georges (colonel Fabien) et de Tanguy (Rol-Tanguy). Il y rencontra également sa future épouse, espagnole et serveuse à Guadalajara : Ascension Fabregues, sympathisante des Jeunesses socialistes.

Ils se marièrent en Espagne le 5 novembre 1938 et furent rapatriés tous les deux, neuf jours plus tard. Ils avaient eu en Espagne un enfant, Henri, mort à deux mois qui fut enterré avec les honneurs des Brigades, puis ils eurent deux filles, Liliane née à Paris XIVe arr. en 1943, Monique née à Clamart en 1951.

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Ouvrier chez Renault à partir de 1939, il habitait à Clamart (Seine). Pendant l’Occupation, il participa à la Résistance à Corbeil et fut blessé. Emprisonné en 1942, il passa trois mois à la Santé, puis fut libéré. Le 31 juillet 1943 police vient arrêter sa famille pour l’expulser en Espagne. Il se cacha dans le train et suivit sa femme et sa fille à Madrid. Avec l’aide de la Croix rouge, ils partirent au Maroc et furent accueillis avec les "évadés de France" ou camp de Cazes. Ils restèrent deux ans au Maroc.

Toujours communiste et syndicaliste chez Renault après la Libération, il milita sans occuper de responsabilités puis, selon ses filles, "fut exclu" ou "s’exclut lui-même" sans qu’on puisse donner de date. Son investissement était essentiellement syndical dans le cadre de Renault. Paralysé à la suite d’une maladie à cinquante-cinq ans, il n’eut plus d’activité.

Il mourut le 29 juin 1977 à Narbonne et fut incinéré à Toulouse dans la plus stricte intimité.

Son épouse, Ascension Fabregues était fille d’un républicain espagnol mort en prison. Née le 30 avril 1917 à Madrid, elle mourut le 3 janvier 2001 à Suresnes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article128421, notice RÉHEL Henri par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 17 septembre 2021.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. AVER. — RGASPI 545.6.1043 BDIC Mfm 880/2 bis. — Lettres de sa fille, Monique Belot, novembre 2002 ; conversation téléphonique avec sa fille Liliane Rehel. — Notes de Daniel Grason, liste Caractéristiques des cadres du Parti communiste Commissaires de guerre et officiers..

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