RENAC Justin, Philippe

Par Jacques Girault, Claude Pennetier

Né le 7 avril 1901 à Saint-Paul des Landes (Cantal), mort le 14 octobre 1972 à Paris (XIVe arr.) ; instituteur dans le Cantal ; militant du SNI ; militant socialiste ; maire de Saint-Cernin (Cantal), conseiller général.

Fils d’un boucher propriétaire, Justin Renac devint instituteur. Il se maria en avril 1923 à La Roquevieille (Cantal) avec une institutrice. Le couple eut deux filles.

Instituteur à Saint-Cernin, secrétaire de la section du Syndicat national (CGT) du canton, membre du conseil syndical de la section départementale, secrétaire adjoint au début des années 1930, pendant l’année 1934, il se consacra au mouvement antifasciste et au Cartel confédéré des fonctionnaires. Il fut le secrétaire général de la section du Syndicat national des instituteurs de 1935 à la guerre. Il combattait les thèses communistes au sein de l’Union départementale CGT et du SNI, notamment défendues par les instituteurs venant du syndicat CGTU. Partisan des thèses pacifistes de la direction du SNI, il approuva les accords de Munich. Il s’opposait notamment à Suzanne Deixonne et au secrétaire de la fédération socialiste SFIO Maurice Deixonne, en réclamant au congrès de l’Union départementale de mars 1939, la disparition des amicales socialistes et des cellules communistes d’entreprise.

Justin Renac militait à la section socialiste SFIO d’Aurillac (Cantal) en 1928 avant d’en créer une dans sa commune, à une date inconnue. Il soutenait la direction du parti contre les attaques des pivertistes cantaliens. Au congrès fédéral de juillet 1937, il répondit à F. Pichon « Blum a fait plus qu’on aurait osé espérer » et il demanda « qu’on lui fasse entièrement confiance ».

Au début de la guerre, le couple fut déplacé dans deux postes séparés et déshérités du Tarn. Après de nombreuses démarches, ils obtinrent un poste double à Verdalle (Tarn). Il réintégra le Cantal à Arpajon-sue-Cère en 1944 puis à la Libération retrouva Saint-Cernin. Pendant cette période, leurs deux filles poursuivirent leurs scolarités au lycée d’Aurillac, hébergées par la famille.

Après la guerre, Renac ne sembla plus avoir de responsabilités syndicales. Devenu directeur du cours complémentaire de Saint-Cernin, secrétaire de la section socialiste SFIO locale, il fut élu au conseil municipal et devint maire de Saint-Cernin en 1953. Il fut réélu en 1959, en 1965 et ne se représenta pas en fin de mandat. Il siégea aussi au Conseil général du Cantal.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article128479, notice RENAC Justin, Philippe par Jacques Girault, Claude Pennetier , version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 28 octobre 2014.

Par Jacques Girault, Claude Pennetier

SOURCES : Mairie de Saint-Cernin. — Le Socialiste (Cantal), 1928-1937. — Le Cantal ouvrier et paysan, 1936-1939. — Notes de Pierre Bouchisse, petit-fils de l’intéressé. —Presse syndicale. — DBMOF, notice par Cl. Pennetier.

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