RHUL Raphaël, Alphonse, Pierre

Par Michel Dreyfus, Claude Pennetier

Né le 27 janvier 1881 à Roujan (Hérault), mort le 26 août 1957 à Béziers (Hérault) ; gazier ; militant syndicaliste ; militant socialiste ; député républicain socialiste de la banlieue parisienne.

Raphaël Rhul fut en 1904 un des promoteurs du mouvement des ouvriers agricoles et viticoles de sa commune natale qu’il organisa en syndicat et dont il dirigea la grève. Il vint ensuite en région parisienne et fut ouvrier à la Compagnie du gaz de Paris ; il habitait alors 24 rue Cousin, à Clichy (Seine). Secrétaire du syndicat des Travailleurs du Gaz, il fut délégué au XVIIe congrès national corporatif — 11e de la CGT — tenu à Toulouse du 3 au 10 octobre 1910. Depuis le premier congrès de la Fédération CGT de l’Éclairage, il siégeait à son conseil général et en 1909, avec J. Bienner, il porta la contradiction à Émile Pataud, tenant du syndicalisme révolutionnaire venu faire une conférence de propagande à Bordeaux. Raphaël Rhul appartenait en effet à la tendance réformiste, majoritaire, chez les gaziers. Il ne fut pas réélu au conseil général de la Fédération lors de son IVe congrès en 1913.

Mobilisé au 96e régiment d’infanterie, il fut détaché dans une fabrique de matériel de guerre à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) et, vers la fin de la guerre, il assista Émile Montoux demeuré seul secrétaire de la Fédération de l’Éclairage depuis 1914 : il devint secrétaire national des travailleurs du Gaz pendant la Première Guerre mondiale durant la dernière partie de laquelle il bénéficia d’un sursis. Réélu à cette responsabilité en mars 1918, lié à Louis Lajarrige, il se dépensa auprès du conseil municipal de Paris pour faire aboutir les revendications des gaziers. Lors du Ve congrès de la Fédération tenu à Paris en mai 1919, il fut élu secrétaire général pour la section du gaz, cependant que V. Passerieu occupait une fonction analogue pour la section électricité. Mais il dut quitter son poste dès le mois de novembre où il fut remplacé par E. Jacquot. En effet, arguant de ses responsabilités syndicales, il s’était présenté sur la liste d’Union républicaine et sociale, en fait de Bloc national, de la banlieue, avec Henri Coutant, Louis Lajarrige et Claude Nectoux, dans la 4e circonscription de la Seine. Avec Louis Lajarrige, il fut aussitôt radié du syndicat à l’unanimité des sept sections. Entré quelques jours plus tard à la Chambre des députés, il adhéra au groupe républicain socialiste. En 1928, il soutint son ami, Louis Lajarrige qui se présentait aux élections législatives dans la circonscription de Levallois-Clichy.
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Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article128729, notice RHUL Raphaël, Alphonse, Pierre par Michel Dreyfus, Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 25 juillet 2021.

Par Michel Dreyfus, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Nat. F7/ 13 053 et 13 714. — La CGT, op. cit., p. 369. — L’Humanité, 4 novembre 1919. — R. Gaudy, Les porteurs d’énergie, Paris, Temps actuels, 1982. — Yves Billard, Le Parti républicain-socialiste de 1911 à 1934, thèse, histoire, Paris 4, 1993. — Notes de Roland Andréani.

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