RICART Jean

Par André Balent

Né le 29 avril 1876 à Perpignan (Pyrénées-Orientales), mort le 14 décembre 1946 à Perpignan ; ouvrier mécanicien et métallurgiste à Perpignan (Pyrénées-Orientales), puis instituteur ; dirigeant des syndicats confédérés des Pyrénées-Orientales ; militant socialiste SFIO.

Vice-président de la Bourse du Travail de Perpignan en 1906-1907, membre de son conseil d’administration en 1911, Jean Ricart devint en 1912 secrétaire de la Bourse, il succédait à Joseph Bazerbe. En avril 1912, après la démission de Romain Illary, il fut aussi secrétaire de l’Union départementale CGT des Pyrénées-Orientales, fonction qu’il assurait toujours en 1914. Il militait également à la Fédération socialiste des Pyrénées-Orientales et fut élu membre suppléant de sa commission administrative par le congrès de Saint-Paul-de-Fenouillet (11 janvier 1914).

Militant de la fédération socialiste, il fut élu membre suppléant de la commission administrative par le congrès fédéral de Saint-Paul-de-Fenouillet (11 janvier 1914).

Après la Première Guerre mondiale, il demeura secrétaire de l’UD-CGT jusqu’au 30 septembre 1923, date à laquelle il fut remplacé à ce poste par Joseph Berta. Il fut délégué des Pyrénées-Orientales au congrès national de la CGT à Orléans (27 septembre-2 octobre 1920). Jean Ricart fut également, au début des années vingt, secrétaire général de la Bourse du Travail de Perpignan. Au sein du Parti socialiste, il se détermina, au moment de la préparation du congrès de Tours, contre l’adhésion à la IIIe Internationale. Il avait siégé en 1918-1919 à la commission administrative fédérale mais le congrès fédéral du 13 avril 1919 ne l’élut que comme membre suppléant de cette instance. Il fut par contre désigné le 6 juillet 1919 comme délégué à la propagande.

Le 30 novembre 1919, il se présenta sur la liste socialiste et syndicaliste aux élections municipales de Perpignan. Il fut élu au second tour (fusion de la liste socialiste et syndicaliste et de la liste radicale), il obtint 1 646 voix et fut réélu le 3 mai 1925 (liste Cartel des gauches, 4 523 voix). Il figura sur la liste socialiste aux élections municipales du 6 mai 1929 mais fut battu (3 268 voix).

Jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Jean Ricart demeura un militant syndical actif. Il était doyen d’âge du congrès de l’UL-CGT de Perpignan réuni le 25 janvier 1938 qui le réélut membre de la commission « propagande-études-journal-blibliothèques ».

Jean Ricart avait été, vers 1919, conseiller prud’homme à Perpignan.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article128776, notice RICART Jean par André Balent, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 10 mars 2017.

Par André Balent

SOURCES : Arch. Nat. F7/13567, 13570 et 13611. — Le Socialiste des Pyrénées-Orientales, 16 janvier 1914. — Le Cri catalan, 1919-1929. — Le Travailleur catalan, 5 février 1938. — Étienne Frénay, « Les débuts du mouvement syndical dans les Pyrénées-Orientales (1894-1914) », Cahiers de l’Institut Maurice Thorez, n° 1, avril 1966 et Cahiers d’études et de recherches catalanes des Archives, n° 30, Perpignan, 1965. — H. Chauvet, La politique roussillonaise de 1870 à nos jours, Perpignan, 1934.

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