ROQUE Léopold

Par André Balent

Né le 16 octobre 1905 à Laroque-des-Albères (Pyrénées-Orientales), mort le 6 septembre 1978 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ; ouvrier tonnelier ; secrétaire à la propagande de la Région catalane du Parti communiste puis secrétaire de la Fédération communiste des Pyrénées-Orientales (1945-1947) ; résistant dans la Haute-Vienne ; déporté ; ouvrier à Vénissieux (Rhône) ; mliitant des Pyrénées-Orientales après 1970.

Léopold Roque, meeting dans le Rhône
Léopold Roque, meeting dans le Rhône
photo Pierrot Berchoud, Tarare.
Archives André Balent

Fils d’un tonnelier — Joseph Roque, âgé de trente ans en 1905 — qui mourut au front pendant la Première Guerre mondiale et de Thérèse Soler âgée de vingt-neuf ans en 1905, Léopold Roque fut déclaré pupille de la nation le 8 janvier 1920 par le tribunal de Céret (Pyrénées-Orientales). Il se maria une première fois le 20 novembre 1926 à Laroque-des-Albères avec Marguerite Guichet née dans cette commune le 13 juin 1906. Le divorce fut prononcé le 11 décembre 1962 par le tribunal de Perpignan. Il se remaria le 8 avril 1963 à Villeurbanne (Rhône) avec Françoise, Élisa Romaguera.

Ouvrier tonnelier domicilié à Elne (Pyrénées-Orientales), Roque adhéra au Parti communiste en 1929. Il fut candidat au conseil d’arrondissement de Perpignan dans le canton de Perpignan-est, le 18 octobre 1931. Membre du bureau de la Région catalane du Parti communiste et secrétaire du comité local de Rassemblement populaire d’Elne, il publia en août 1934 un article intitulé : « Pour un large front unique d’action révolutionnaire » dans L’Avant-Garde. Il entra au conseil municipal d’Elne le 19 mars 1935 et y siégea jusqu’à sa déchéance le 24 octobre 1940.

Léopold Roque se présenta dans la circonscription de Perpignan aux élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936. Il arriva en tête des candidats du Rassemblement populaire au 1er tour. Bien que Louis Noguères, candidat de la SFIO, se fût désisté en sa faveur, Delcos, radical hostile au Front populaire et soutenu officieusement par le leader départemental de la SFIO, Jean Payra, l’emporta de justesse au second tour.

Léopold Roque participait activement à l’organisation de l’aide et de la solidarité à l’Espagne républicaine. Il eut l’occasion d’effectuer des passages clandestins en Espagne en empruntant les sentiers de sa commune natale, Laroque-des-Albères, située près de la frontière. Candidat au conseil général, le 10 octobre 1937, dans le canton de Perpignan-est, il ne réussit pas à arracher ce siège à la SFIO.

Léopold Roque était alors secrétaire délégué à la propagande au sein du bureau de la Région catalane du Parti communiste. Très proche d’André Marty et soutenu par lui, il succéda à Pierre Terrat au poste de secrétaire de la Région catalane en mars 1939.

Arrêté peu après la dissolution du PC, Léopold Roque fut condamné à dix-huit mois de prison. Libéré, il gagna la Haute-Vienne où il participa à la lutte clandestine contre Vichy. Il fut à nouveau arrêté en juillet 1941, condamné à vingt ans de travaux forcés et incarcéré à Tarbes puis à Eysses où il fut un des dirigeants de la lutte clandestine. Il participa à une tentative d’évasion collective qui échoua et fut déporté à Dachau (Allemagne).

Il revint en 1945 dans les Pyrénées-Orientales et, toujours appuyé par André Marty, succéda peu après à Marcel Monteil au secrétariat de la Fédération communiste des Pyrénées-Orientales. Il y resta jusqu’en 1947 date à laquelle il gagna la région lyonnaise.

Ouvrier chez Berliet à Vénissieux, Léopold Roque y travailla jusqu’en 1970 et fut un militant actif du PCF et de la CGT. Pendant plusieurs années, il fut délégué au comité d’entreprise. Il présida une amicale d’anciens déportés qu’il fonda dans le Rhône. Il assura également le secrétariat de la section du Rhône de la FNDIRP, présida la section du Rhône de l’UFAC et siégea au Bureau national de l’Amicale des anciens détenus patriotes de la centrale d’Eysses.

Après son retour à Laroque-des-Albères, Léopold Roque fut secrétaire de la cellule communiste locale jusqu’en 1978 et présida la section de la Côte Vermeille de la FNDIRP.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article129588, notice ROQUE Léopold par André Balent, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 13 décembre 2018.

Par André Balent

Léopold Roque, meeting dans le Rhône
Léopold Roque, meeting dans le Rhône
photo Pierrot Berchoud, Tarare.
Archives André Balent

SOURCES : Arch. Dép. Pyrénées-Orientales, liasse 169. — Arch. com. Laroque des-Albères, état civil, acte de naissance de Léopold Roque et mentions marginales ; acte de mariage entre Léopold Roque et Marguerite Guichet. — Le Travailleur catalan, 1936-1939, 14 septembre 1978. — L’Avant-Garde (Prades), août 1934, avril 1936. — Horace Chauvet, La politique roussillonnaise de 1870 à nos jours, Perpignan, 1934. — Supplément Rhône-Alpes de l’Humanité, septembre 1978 [nécrologie]. — Lettre de Madame Roque. — Témoignage de Fernand Cortale. — Rens. mairie d’Elne.

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