ROUX Georges, Abel, François

Par Claude Pennetier

Né le 6 août 1899 à Valence (Drôme), mort le 25 mars 1969 aux Églisottes (Gironde) ; employé du métro à Paris ; secrétaire du syndicat CGTU du Métro ; militant communiste.

Fils d’un entrepreneur de travaux publics puis porteur de journaux pour Le Temps, Georges Roux fit un an d’étude à l’école Lavoisier après le CEP. Il commença à travailler en 1916 comme porteur de journaux à Paris. Il retourna à Valence l’année suivante où il fut apprenti mécanicien puis manœuvre. Il travailla, après son service militaire, pendant trois mois dans une distillerie de Pantin puis entra à la compagnie du Métropolitain de Paris le 22 août 1921, adhéra au syndicat CGTU en septembre 1922 et en fut secrétaire adjoint de 1924 à 1925. Cette dernière année fut marquée par un renforcement de ses engagements militants : il adhéra au Parti communiste recommandé par A. Defiliquier* et participa aux activités du Secours rouge international. Membre de la Fédération sportive du travail depuis 1927, il accéda aux fonctions de président du Club sportif du Métro et de la TCRP en 1930. Beau-frère du dirigeant communiste et syndicaliste Paul Hog*, il se sépara de sa femme et vécu avec une employée du ministère du travail.

En mars 1930, Georges Roux, chef de station au métro Pigalle, devint secrétaire général du syndicat unitaire du Métro, fonction qu’il occupait toujours au début de l’année 1935. Le syndicat comptait alors 1 300 adhérents. Il était gérant du journal Le Métro unitaire. Roux fut élu à la commission exécutive de la CGTU en 1931 et 1933 mais pas en 1935. Lors de la fusion syndicale de février 1935, il fut désigné comme secrétaire du syndicat (unifié) du Métro. Il siégea à la commission exécutive de l’Union des syndicats de la région parisienne en 1937.

Le Parti communiste le présenta aux élections municipales de mai 1935 dans le quartier de La Chapelle (XVIIIe arr.). Il habitait lui-même le Xe arr. après avoir vécu rue de Maubeuge dans le IXe arr.
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_Mobilisé en décembre 1939, il fut fait prisonnier et a été libéré sans doute comme ancien combattant de la Première Guerre mondiale et démobilisé en juillet 1941. Durant l’Occupation, Roux, devenu chef-surveillant à la compagnie du métropolitain aurait continué à mener une active propagande communiste selon ses chefs. À la suite d’une procédure lancée le 10 janvier 1942 contre Silbis et d’autres militants, il fut arrêté le 27 mars suivant « attendu qu’il a participé à une activité clandestine en faveur de la IIIe internationale ». Il était en relation avec Pasquier, Bontemps et Blais qui furent également arrêtés. Il était lors de son arrestation porteur de cinq numéros clandestins de la Vie Ouvrière. Condamné le 24 mars 1943 à un an de prison et 1200 francs d’amende par la section spéciale de la Cour d’Appel de Paris. Mais, sa peine étant achevée, il fut interné par mesure administrative à la caserne des Tourelles. Il en a été extrait le 28 avril 1944 et transféré à Compiègne et déporté en Allemagne.

Roux assista à un congrès de la CGT en 1946, comme représentant du Métro.

Retraité de la RATP à partir du 1er novembre 1951, il se retira à Tarnos dans les Landes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article130073, notice ROUX Georges, Abel, François par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 2 mai 2022.

Par Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, Moscou, 495 270 1323 (autobiographie, Paris, 10 octobre 1933 ; classé A « Bon, mais biographie insuffisante »). — Arch. PPo. 300 et 1W807/326808. — Le Travailleur parisien, 1936-1938. — Le Travailleur du XVIIIe, 20 avril 1935. — Stéphane Courtois, La politique du PCF, Th., op. cit. — Notes de Gilles Morin. — LIVRE-MEMORIAL des déportés de France, op. cit.

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