SAINT-MARTIN Maurice

Par André Balent

Représentant de commerce, Maurice Saint-Martin milita, avant la Première Guerre mondiale, au groupe socialiste SFIO de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), le plus important du département. Secrétaire fédéral quelques semaines en 1910, il représenta sa fédération aux congrès nationaux SFIO de Saint-Quentin (16-19 avril 1911) et de Lyon (18-21 février 1912). Lors des différentes crises que connut la fédération, il fut un des plus fermes soutiens de Lucien Deslinières*.

Pendant la Première Guerre mondiale, Maurice Saint-Martin entreprit de réorganiser le groupe socialiste de Rivesaltes : secrétaire dès juillet 1916, il occupa ces fonctions pendant l’année 1917. Contrairement à d’autres « lieutenants » de Lucien Deslinières* comme François Sisqué*, Saint-Martin se rangea dans la minorité pacifiste de la fédération et se rapprocha de ce fait de Jean Payra*. Il fut membre du comité organisé par ce dernier destiné à recueillir des fonds pour l’érection d’un monument à la mémoire de Jean Jaurès* à Perpignan.

La section de Rivesaltes participa à la conférence de la minorité socialiste tenue le 6 mai 1917. Après la guerre, Maurice Saint-Martin fut sans doute favorable aux thèses centristes. Le congrès départemental du 13 avril 1919 l’élut délégué au congrès national du Parti socialiste et à la commission administrative fédérale. Il fut réélu à cette instance par le congrès fédéral du 4 janvier 1920. Après le congrès de Tours, il demeura au sein de la « vieille maison ».

Vers 1921-1922, il travaillait comme employé municipal à Perpignan. En janvier 1922, il était secrétaire général du syndicat CGT des travailleurs municipaux de Perpignan. Il fut élu à la commission administrative de la Bourse du Travail de Perpignan à l’issue de l’assemblée générale du 20 janvier 1922. Parallèlement il fut réélu à la commission administrative de la Fédération socialiste des Pyrénées-Orientales comme délégué de Rivesaltes par le congrès fédéral du 23 avril 1922. Fin avril ou au début de mai 1922, la commission administrative fédérale l’élut au poste de secrétaire fédéral adjoint.

Il fut à deux reprises candidat au conseil d’arrondissement de Perpignan dans le canton de Rivesaltes. Le 14 décembre 1919 (voir Thomas Lucien*) et le 14 mai 1922. Maurice Saint-Martin se retira de la vie militante pour raisons familiales.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article130247, notice SAINT-MARTIN Maurice par André Balent, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par André Balent

SOURCES : Interview de M. Émile Dardenne*, de Rivesaltes. — Le Socialiste des Pyrénées-Orientales, 1910-1914. — Le Cri catalan, 1916-1922. — H. Chauvet, op. cit. — Compère-Morel*, Les Fédérations socialistes, t. 2, 1913. — Rens. d’É. Dardenne.

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