SAMSON Camille, Alain

Par Jacques Girault

Né le 6 juillet 1913 à Châteauroux (Indre), mort le 6 octobre 1998 ; jardinier puis employé ; militant communiste ; syndicaliste CGTU puis CGT, directeur des oeuvres sociales de la Fédération CGT de l’Énergie (1952-1975) ; résistant.

Photographie d’identité
Photographie d’identité

Camille Samson naquit d’un père employé à la manufacture des tabacs et d’une mère cigarière. Blessé d’une balle à la tête durant les combats de la Première Guerre, trépané, son père mourut quelques années plus tard des suites de ses blessures et le jeune Camille fut adopté par la Nation le 26 mai 1919. Il passa sa jeunesse à Châteauroux et y obtint le Certificat d’études primaires. Il poursuivit des études professionnelles à l’école d’horticulture de Versailles (1929-1932). Après le service militaire en 1933 dans l’infanterie à Auxerre (Yonne), il travailla comme jardinier à Sèvres (Seine-et-Oise), puis entra à la cité nouvelle de Châtenay-Malabry en 1935 où il s’occupait notamment du jardin. En 1936, il devint jardinier à la Ville de Paris et y resta jusqu’à la guerre.

Adhérent des Jeunesses communistes en 1932, du Parti communiste en 1937, de la CGTU, puis de la CGT, secrétaire de la section communiste de Châtenay-Malabry, Camille Samson fut candidat aux élections municipales complémentaires du 13 mars et du 9 octobre 1938.

Mobilisé dans l’infanterie à Dunkerque à la déclaration de la guerre, Camille Samson reprit contact avec le Parti communiste après la débâcle, par l’intermédiaire de Florentin Clotrier, en août 1940 et fut chargé de l’organisation de la « réserve » dans la région Seine-Sud. Par la suite, membre de l’Organisation spéciale (OS), en contact avec le Colonel Fabien et Jules Dumont, il s’occupa de la collecte des armes, de l’enseignement de leur maniement, de la protection des premières manifestations et prises de parole. La brigade spéciale l’arrêta le 23 novembre 1941 et le livra à la Gestapo. Emprisonné à la Santé, puis à Fresnes, il fut jugé avec trente-deux autres camarades dont Pierre Rebière. Condamné à huit ans de travaux forcés par un tribunal militaire allemand en août 1942, après deux ans de forteresse, il fut libéré du camp de Sachsenhausen, où il avait été transféré, par les troupes soviétiques. Rapatrié sanitaire en juin 1945, il dut séjourner plusieurs mois dans un sanatorium en Suisse.

Revenu à Châtenay-Malabry en 1947, Camille Samson, secrétaire de la section communiste, conduisit la liste d’union républicaine et résistante aux élections municipales du 19 octobre 1947. Il brigua en vain le fauteuil de maire.

En 1951, Camille Samson quitta Châtenay-Malabry pour Paris. Il travaillait depuis un an pour le compte de la Fédération CGT de l’Éclairage et, de 1952 à 1975, il dirigea les œuvres sociales des syndicats CGT des Services publics électricité-gaz (polycliniques, coopératives, etc.). Il fut membre à plusieurs reprises de comités de sections communistes de Paris. Il se maria le 24 septembre 1955 à Paris (Ve arr.) avec Jeanne Brun (1927-2019), fille des militants communistes de Châtenay-Malabry, Émile, Victor Brun et Maria Brun, professeur d’éducation physique ; ils eurent un fils.

Habitant en 1958 le Xe arr., toujours communiste, Camille Samson se retira en 1975 à Montigny-sur-Loing (Seine-et-Marne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article130401, notice SAMSON Camille, Alain par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 13 juin 2019.

Par Jacques Girault

Photographie d'identité
Photographie d’identité
Camille Samson (Arch. PPo.).
Camille Samson (Arch. PPo.).

SOURCES : Rens. de l’intéressé. — Jacques Girault, Militants de Châtenay-Malabry entre les deux guerres, Paris, CNRS/GRECO 55 « Travail et travailleurs aux XIXe et XXe siècles », 1987. — Renseignements recueillis par M. Rault.

PHOTOGRAPHIES : Arch. PPo. GB 188 cliché du 8 décembre 1941

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