SAULI Julien, Jean

Par Jacques Girault

Né le 20 juin 1907 à Toulon (Var), mort le 23 février 1991 à Toulon ; ouvrier de l’Arsenal maritime ; syndicaliste ; socialiste SFIO, puis communiste ; conseiller municipal (1944-1965) et adjoint au maire (1955-1958) de Toulon.

Julien Sauli était le plus jeune fils d’un chef-ouvrier immatriculé de l’Arsenal maritime, père de quatre enfants, qui habitait le quartier Saint-Roch, puis le quartier du Pont-Neuf-L’Escaillon. Ses parents, d’origine corse, le firent baptiser mais ne lui firent pas faire la communion. Son père, qui votait en Corse, mobilisé sur place, mourut le 30 mai 1916 à l’hôpital de Saint-Mandrier des suites d’une maladie professionnelle. Sa mère, qui travaillait alors à la Pyrotechnie, fut déclarée veuve de guerre et Julien Sauli devint pupille de la Nation en janvier 1923.

Julien Sauli, après avoir obtenu le certificat d’études primaires en juin 1919, s’embaucha chez un forgeron-charron du quartier, le futur communiste Barthélemy Cordero. Bénéficiant de la loi du 31 mars 1919 concernant les enfants d’ouvriers morts pour la France, il entra à l’Arsenal maritime comme apprenti forgeron, direction des constructions navales, le 27 juin 1921. Après avoir réussi ses essais, le 20 juin 1925, il devint ouvrier forgeron au massif. Il effectua le service militaire du 15 novembre 1927 au 1er mai 1929 comme matelot mécanicien au Centre d’études de la Marine (Ve Dépôt) et réintégra l’atelier des forges où il resta jusqu’à la guerre.

Marié en décembre 1928 à Toulon, Sauli habita le quartier de Valbourdin. Sa fille fut baptisée mais ne fit pas la communion.

Peu après son admission à l’Arsenal, Julien Sauli adhéra aux Jeunesses socialistes SFIO du premier canton, animées alors par Joseph Paolino, ouvrier comme lui à l’Arsenal. Il participa à toutes les actions socialistes à partir de 1924. Il adhéra aussi aux Jeunesses syndicalistes CGT. Son tempérament frondeur lui valut une peine de quinze jours de retenue de salaire, le 27 août 1924, pour "inconvenance marquée envers son instructeur et supérieur".

De 1925 à 1927, Sauli, secrétaire-adjoint des Jeunesses socialistes du premier canton, fut membre du conseil d’administration de la Fédération des Jeunesses socialistes SFIO. En 1931, il était membre de la commission fédérale de propagande de l’entente de Toulon-La Seyne des Jeunesses. A la suite des échecs électoraux du Parti socialiste SFIO en 1928 et en 1929 à Toulon, la section socialiste SFIO créa une école de propagande socialiste. Il en suivit assidûment les cours (il reçut deux fois le grand prix annuel de l’école) qui forgèrent le noyau socialiste toulonnais, futur adversaire du renaudélisme.

Membre de "La Bataille socialiste", Julien Sauli, depuis août 1933, membre du conseil d’administration de la section socialiste SFIO de Toulon, fut un des animateurs de la reconstruction du Parti après le départ des "néos". Le 3 décembre 1933, il participa au congrès de la fédération socialiste SFIO. Il fut un des responsables de la diffusion du nouvel hebdomadaire Le Populaire du Var et collaborait régulièrement au journal pour les questions syndicales et dans la rubrique des jeunes.

Membre de la CGT depuis son retour du service militaire, Sauli participa aux activités du Groupe d’études sociales et au lancement de son journal Germinal. Il avait d’autres liens avec les milieux libertaires toulonnais. Membre du conseil d’administration du syndicat CGT de l’Arsenal, il joua un rôle dans les actions revendicatives communes avec la CGTU Ainsi siégea-t-il au bureau du meeting commun, le 31 janvier 1935, au Marché couvert.

Dans la préparation des élections municipales de 1935, selon le rapport de police (Arch. Dép. Var, 3 Z 2 12), Sauli se serait prononcé pour l’alliance avec Louis Gozzi et le Parti socialiste français. Selon son témoignage, comme beaucoup de membres de "La Bataille socialiste", il ne souhaitait pas cette alliance, mais s’inclina devant la décision de la majorité de la section. Il leur semblait que l’alliance avec les amis de Gozzi était la seule possibilité de devancer le député Victor Brémond, allié avec les amis de Pierre Renaudel. Non candidat, Sauli fut le secrétaire du comité central électoral de la liste Joseph Risterucci-Gozzi qui fut battue, le mois suivant. Il était le secrétaire du comité électoral du premier canton du candidat socialiste SFIO Jacques Toesca pour l’élection législative dans la deuxième circonscription.

Le 5 janvier 1937, Sauli, réélu au bureau de la section socialiste SFIO sur la liste Risterucci avec 121 voix (troisième position), fut à nouveau désigné comme secrétaire-adjoint chargé des procès-verbaux, des archives et de la presse. Il conserva cette responsabilité quelques mois, puisque les partisans de Marceau Pivert et Gaudien Bartoli devinrent majoritaires. Le groupe était particulièrement fort dans le quartier de Valbourdin. Sauli resta en bons rapports avec eux et présida même le comité de patronage de Bartoli lors de l’élection au Conseil général en octobre 1937. Pour les évincer, les amis de Paul Faure et de Jean Zyromski s’entendirent localement. Après la mise à l’écart des Pivertistes, consécutive au congrès fédéral du mai 1938 auquel Sauli participa et du congrès national de Royan, Sauli, qui s’était séparé de ses amis de Valbourdin, redevint secrétaire-adjoint de la section toulonnaise aux côtés de militants de la tendance Faure, dont Toesca.

Cette alliance eut des conséquences sur son évolution personnelle. Alors qu’il se montrait partisan de l’aide à la République espagnole et contre la non-intervention, il fut favorable aux accords de Munich : "La paix pouvait être sauvée et le recul de la guerre était profitable à la démocratie" écrivait-il par la suite. Ce "pacifisme" résultait aussi de ses contacts avec les milieux pivertistes et maçonniques. Dans ce contexte, il venait, en effet, d’être initié à la Franc-Maçonnerie (Grande Loge de France, loge de l’Action écossaise).

Cette évolution politique eut des conséquences sur son activité syndicale. Rares étaient les socialistes SFIO à vouloir militer dans l’organisation syndicale. Partisan de la réunification, Julien Sauli militait surtout au sein de l’Amicale socialiste de l’Arsenal. Le but était d’équilibrer l’influence communiste dans le syndicat. L’opposition "réformiste", passait, selon lui, par l’Amicale et par le groupe des Amis de Syndicats. Il les rejoignit dès le début.

Après la grève des bras croisés du 30 novembre 1938, Julien Sauli fut sanctionné d’un jour de mise à pied. Après le pacte germano-soviétique et la mise à l’écart des communistes des directions syndicales (mesures avec lesquelles Sauli était pleinement d’accord) se posa la question de promouvoir des cadres syndicaux socialistes. "Malgré mes réticences au travail de responsabilités syndicales, je me suis vu attribuer le poste de secrétaire-adjoint du syndicat de l’Arsenal". En 1940, non mobilisé, il était ainsi un des dirigeants du syndicat qui n’avait pas été dissous comme organisation de base. Cette fonction officielle, critiquée plus tard par ses amis socialistes, lui permit d’être en position pour mener une action légale et illégale, "confuse, ambiguë au début" qui devint "plus claire à partir de 1941", selon ses termes.

A la fin de 1941 et au début de 1942, Julien Sauli participa avec les anciens "confédérés" aux premières rencontres avec les anciens "unitaires" pour la reconstitution clandestine du syndicat dans les locaux de la Caisse d’assurances sociales "Le Travail", rue Victor Clappier. Toutefois, aucun militant socialiste en vue ne participa à ces contacts. L’action de masse commença à se développer à l’Arsenal à la fin de 1942.

Dans le courant de 1943, se constitua le Comité d’unité syndicale animé par des anciens "unitaires". Julien Sauli y représenta les anciens "confédérés". A l’issue d’un rassemblement à la Bourse du Travail de Toulon en 1943, il fut convoqué par la police comme membre de la direction du syndicat officiel. Il indiqua que les ouvriers voulaient une augmentation des salaires et une amélioration de la cantine. Il confia peu après à Joseph Bessone ses sympathies pour les militants syndicalistes de la tendance CGTU, membres du Comité d’unité syndicale.

Le 7 février 1944, Sauli fut arrêté avec d’autres militants du Comité, Jean Plazanet, Daniel, Prin-Clary. Après un mois de cachot à la Prison maritime et un interrogatoire par la Gestapo, ils furent libérés après intervention de la Marine et du Major général de l’Arsenal.

Parallèlement, Julien Sauli était en contact avec l’ingénieur général Braudel qui dirigeait plusieurs groupes de renseignement ou d’action contre l’occupant dans l’arsenal. Il était responsable de l’un de ces groupes et assurait la liaison entre l’ingénieur et le responsable départemental du Noyautage des administrations publique (NAP), Fernand Roustan*.

L’activité syndicale ne cessait de se développer à l’Arsenal. Sauli participa au premier contact officiel en juin 1944 entre les deux tendances (ex-CGT et ex-CGTU) au niveau toulonnais et départemental au Pont-de-Bois. De cette rencontre, en présence de André Lunet et de Justin Portalis, sortit le futur bureau de l’Union départementale CGT. Sauli alors était le secrétaire-adjoint de l’UD et du syndicat de l’Arsenal. Réfugié peu après dans les Alpes-Maritimes, il rejoignit Toulon, le 7 septembre 1944. Son nom parut pour la première fois dans le premier numéro du Var libre, le 29 août 1944, dans le bureau provisoire de l’UD.

La composition de la délégation spéciale de Toulon avait été établie. La CGT avait trois représentants dont Sauli. Il arriva à Toulon après son installation, le 7 septembre, au Grand Théâtre par le Préfet. Il était délégué aux services publics concédés.

Sa posa alors la question de ses relations avec le Parti socialiste SFIO. Son action pendant la guerre n’avait pas été contrôlée par le Parti. Le seul contact qu’il avait avec les socialistes passait par l’intermédiaire de Ciamacca qui tenait le kiosque à journaux de l’avenue Vauban. Les socialistes se partagèrent. Certains dirigeants se prononcèrent contre sa réadmission au Parti. La proclamation par le Préfet de la composition de la délégation spéciale "consacrait, sans bavure, mon action qui ne pouvait mettre en doute mon rôle dans le mouvement clandestin du syndicalisme ouvrier", action qui n’était contrôlée que par la CGT. D’autre part, il bénéficia à l’Arsenal d’un avancement de deux échelons, le 15 mars 1945, en raison de son activité de résistance et d’un "témoignage officiel de satisfaction" du Ministre de la Marine "pour votre attitude courageuse pendant l’occupation et vos initiatives judicieuses pour nuire à l’ennemi malgré les risques encourus" (28 mai 1947). En fait, en 1944-1945, Sauli se sentait avant tout militant syndical et n’avait jamais envisagé sa réadmission au Parti socialiste SFIO. De nombreux militants socialistes toulonnais lui conservèrent leur amitié qui se manifesta lors des votes préférentiels aux élections municipales.

Julien Sauli, dès la fin de la guerre, comme membre du secrétariat de l’Union départementale CGT, anima le Cercle d’études syndicales qui, au début de 1945, organisa des conférences éducatives. Il en prononça une sur le thème du mouvement syndical et des questions sociales. Le 23 mars 1946, au congrès de l’Union locale CGT, il présenta un rapport sur l’activité municipale. Il cessa son activité syndicale dans le courant de l’année 1948.

La CGT ne fut plus officiellement représentée dans les conseils municipaux. L’activité municipale de Sauli prenait alors un sens purement politique. En effet, au premier tour des élections municipales, le 29 avril 1945, sur la liste "d’union patriotique républicaine antifasciste" conduite par le député communiste Jean Bartolini, il obtint 19 497 voix sur 60 365 inscrits. Pour le deuxième tour, des négociations s’engagèrent avec la section socialiste SFIO. Une liste commune fut constituée avec Sauli, élu avec 32 085 voix qui devint un des conseillers municipaux délégués à l’état-civil.

Julien Sauli reprit son travail à l’Arsenal, passa à l’atelier central (section matériel), le 19 mars 1945, puis fut affecté au service général, le 2 août 1948. Déclaré inapte à la suite d’une affection cardiaque, il fut rayé des cadres le 10 octobre 1948, avec une pension d’invalidité partielle. Veuf, il se remaria civilement en janvier 1952 à Toulon.

Parallèlement, Julien Sauli, administrateur de la Croix-Rouge, du comité chargé de prononcer la dissolution et la fusion des diverses caisses d’Assurances sociales, occupa le premier poste de secrétaire général de la Caisse primaire de Sécurité sociale du Var jusqu’en 1947. Il participa au lancement de la Mutuelle Marine et, en 1945, au congrès de l’Union départementale CGT, présenta un rapport sur la nécessité de la Mutuelle des travailleurs.

Membre de la Franc-Maçonnerie, Julien Sauli demanda son adhésion au Parti communiste français. Celle-ci ne fut acceptée qu’après les accords au sommet entre PCF et Grande Loge de France. Le 28 février 1946, La Liberté du Var annonça son adhésion et publia sa lettre :
"J’ai l’honneur de demander mon adhésion au PCF dont l’action en faveur de la République et la démocratie ne peut plus échapper à l’attention des démocrates et des travailleurs. Ma décision se trouve légitimée par une évolution réfléchie et par l’examen des faits plaçant le PCF, le monde du travail et la République sur la même ligne dans la lutte à entreprendre contre les ennemis du peuple et de notre pays.
Convaincu que l’isolement des travailleurs dans une activité purement économique est une erreur, si elle n’est pas complétée par un idéal politique, j’en ai conclu que mon devoir était de rejoindre notre grand parti, espoir de la Renaissance française, champion du rassemblement des forces ouvrières et paysannes, conditions indispensables pour assurer le triomphe de la République."

Pour les élections municipales du 19 octobre 1947, Julien Sauli, sur la liste d’Union républicaine et résistante, fut un des treize élus avec 18 108 voix (deuxième de la liste). Il suivit peu après les cours de l’école fédérale du PCF et de l’école nationale des élus à Montreuil. Secrétaire du groupe communiste, à la fin de 1948, il demanda la convocation d’une réunion extraordinaire du conseil municipal au moment du scandale Gourdin-Chenel. Lors de la séance, il exigea la démission du maire Louis Puy. Peu après, la dissolution du conseil municipal était prononcée.

Candidat à nouveau sur la liste d’Union républicaine et résistante, le 8 mai 1949, Julien Sauli fut réélu avec 19 006 voix et votes préférentiels (sixième position) sur 73 245 inscrits. Sa profession sur la liste était alors "représentant de commerce". Lors de la séance de l’élection du maire, il demanda une suspension pour que les communistes puissent effectuer une démarche auprès des socialistes. La suspension fut refusée. Il écrivait, entre 1950 et 1953, dans Le Petit Varois, quotidien communiste, sous le pseudonyme de J. Laforge, des articles sur la compagnie des tramways, les scandales de la vente des rails, etc… Il multiplia les interventions dans les débats techniques (reconstruction du port, zimothermie, etc…). Secrétaire permanent du groupe communiste à partir de 1951, il siégeait dans toutes les commissions.

Aux élections cantonales de 1951, le bureau fédéral du PCF aurait souhaité qu’il soit candidat dans le premier canton à la place de Dominique Bacelon, proposé par la section Gabriel Péri. Bien que celui-ci ait été élu au deuxième tour, le bureau estimait que Sauli aurait été élu dès le premier tour et que les communistes avaient perdu 1 500 voix de ce fait.

Réélu conseiller municipal, le 26 avril 1953, sur la liste d’Union ouvrière et démocratique avec 16 121 voix sur 73 245 inscrits, Sauli fut souvent le porte-parole du groupe communiste notamment lors du vote du budget, le 8 avril 1954. Il joua un rôle important dans le rapprochement entre socialistes SFIO et communistes du conseil. Le 11 juillet 1954, il participa à la délégation communiste qui rencontra le maire Édouard Le Bellegou et qui prépara la participation commune des élus communistes et socialistes à la manifestation populaire du 14 juillet. Le 16 juillet 1954, il signait avec la délégation communiste un accord avec les socialistes. Le conseil municipal fut dissous le 29 mars 1955.

A nouveau candidat sur la liste communiste, le 22 mai 1955, julien Sauli fut réélu avec 13 091 voix et 7 892 signes préférentiels sur 68 767 inscrits. Signataire du protocole d’accord pour la gestion de la ville entre socialistes SFIO et communistes, le 11 mai 1955, il devint troisième adjoint, délégué aux travaux, à l’urbanisme, à la voirie et à l’entretien. Il représentait la municipalité au conseil d’administration de la Régie mixte des transports toulonnais et au syndicat intercommunal de Toulon-La Seyne. Ses délégations furent retirées par le maire, le 16 novembre 1956, à la suite des événements de Hongrie. Les adjoints communistes démissionnèrent, le 5 novembre 1958 pour protester contre le vote positif du maire au référendum instituant la Cinquième République. Sauli, pendant cette période, assurait aussi le secrétariat des élus communistes de Toulon et du Var. Il avait, en octobre 1955, participé au stage destiné aux élus communistes à Montreuil. En outre, pendant ses mandats municipaux, il fut administrateur du Crédit municipal (1944-1965) et des Hospices civils (1954-1959).

Candidat sur la liste "d’union de défense républicaine et des intérêts communaux", Sauli fut, le 8 mars 1959, élu avec, comme les onze élus de la liste, une moyenne de 15 374 voix sur 89 558 inscrits. Le 11 mars, il se rendit en délégation auprès des socialistes avec l’élection du maire et des adjoints. Le 21 mars, candidat au poste de troisième adjoint, il obtint les onze voix de la liste communiste. Continuant à assurer le secrétariat du groupe jusqu’à la fin du mandat en 1965, il prit souvent la parole au nom du groupe communiste dans les discussions budgétaires.

Julien Sauli figura en troisième position, le 14 mars 1965, sur la liste d’ "Union républicaine et laïque…" présentée par le PCF et le Parti socialiste unifié qui obtint 13 644 voix sur 95 789 inscrits. Le 14 mars 1971, il fut à nouveau candidat sur la liste d’Union de la Gauche qui obtint 17 958 voix au premier tour et 20 171 voix au deuxième tour. En 1977, non candidat, avec le socialiste Dominique Lupi, il présida la réunion publique au Théâtre municipal de la liste d’Union socialiste-communiste.

Le PCF présenta sa candidature au Conseil général dans le deuxième canton de Toulon, orienté à droite, le 5 juin 1961. Le conseiller sortant Fabre, ancien député, apparenté UNR, était en désaccord avec la politique algérienne de De Gaulle. Julien Sauli, arrivé en deuxième position, avec 1 351 voix sur 20 475 inscrits et 4 673 suffrages exprimés, battu au deuxième tour réunissant 1 721 voix, arriva en tête dans la plupart des bureaux de la basse-ville au premier tour.

Depuis 1965, Sauli travaillait avec Pierre Marinacce dans une entreprise de plomberie.

Après son décès, lors des obsèques civiles, la Fédération du PCF s’associa à la levée du corps avant l’incinération.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article130557, notice SAULI Julien, Jean par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 8 décembre 2015.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F7/13085. — Arch. Dép. Var, 4 M 47, 50, 59 3, 16 M 37, 18 M 12, 99. — Arch. IIIe Région mar. : C 13, dossier individuel. — Arch. Com. Toulon — Rens. du militant. — Notes de Jean-Marie Guillon. — Sources orales.

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