SÉGUÉLAS Jules

Par Justinien Raymond

Né le 31 octobre 1868 à Goulier (Ariège) ; fils d’un mineur, tour à tour manœuvre, employé, représentant de commerce ; militant syndicaliste et socialiste dans l’Ariège, à Paris et dans l’Oise.

Jules Séguélas naquit dans une famille de dix enfants. Il travailla tout jeune comme manœuvre aux mines de Rancé. Un cousin ingénieur l’emmena en Sardaigne. À son retour, il fut employé aux Contributions indirectes puis au Gaz de Paris. Révoqué pour action syndicale, il se fit représentant de commerce, sans cesser, bien au contraire, son action militante dans l’Ariège, à Paris, enfin dans l’Oise. Il appartenait au POSR. Au congrès de Paris, salle Wagram (1900), il représenta un de ses groupes du XVIIIe arr. de Paris, l’« Action sociale » de la Goutte-d’Or, un de ses organismes de Bordeaux, le « Groupe socialiste révolutionnaire », ainsi que le syndicat des ouvriers tisserands de Saint-André-de-la-Marche (Maine-et-Loire). Il figura dans la délégation de la Seine au congrès de Lyon (1901).

Jules Séguélas présidait l’Association républicaine, radicale et socialiste des Ariégeois de Paris quand, en janvier 1905, cette dernière lança L’Avant-Garde ariégeoise et l’en nomma rédacteur en chef. En avril, il donna plusieurs réunions publiques dans l’Ariège pour soutenir le journal et fonder quelques groupes socialistes. Le 27 août 1905, il présida, à Foix, le congrès qui organisa la Fédération socialiste SFIO du département et, en octobre, il la représenta au congrès national de Chalon-sur-Saône. En 1906, candidat socialiste aux élections législatives dans l’arr. de Foix, Séguélas recueillit 2 727 voix malgré la présence d’un candidat radical-socialiste et malgré le poids de Th. Delcassé. Après ce succès relatif, la fédération ariégeoise périclita. Séguélas participa à sa réorganisation et contribua à ranimer quelques sections.

Mais il habitait Paris et appartenait, semble-t-il, à la 19e section socialiste. En 1920, il quitta la capitale pour s’installer commerçant à Noyon, dans l’Oise. Son action politique se déroula désormais dans ce département. En janvier 1924, il fut élu conseiller général du canton de Neuilly-en-Thelle, au second tour, par 975 voix. Il en avait obtenu 615 au premier tour. En février 1924, il parla à Beauvais avec G. Pioch dans un meeting en faveur de l’amnistie. Aux élections municipales de 1925, il prit à Noyon la tête d’une liste socialiste homogène et recueillit 529 voix. Il fut élu au second tour, avec neuf autres socialistes, sur une liste du Cartel des Gauches et devint premier adjoint au maire de la ville. En 1928, Séguélas, candidat SFIO dans la circonscription de Compiègne, recueillit 2 863 voix sur 22 242 suffrages exprimés et se désista pour le candidat de la gauche radicale sans réussir à assurer son succès. En août 1928, il renonça à son mandat de conseiller général où Ruillier* le remplaça. Mais il demeura un élu municipal à Noyon et un militant du Parti socialiste. Il présida un congrès de la fédération départementale en juin 1929. En 1930, il était, avec Ruillier, suppléant de Jules Uhry* à la CAP du Parti socialiste SFIO.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article130881, notice SÉGUÉLAS Jules par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Justinien Raymond

SOURCES : Comptes rendus des congrès socialistes. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes I, op. cit., pp. 113 à 115, passim. — La Vie socialiste, 14 mai 1932.

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