SERRET Aimé, François

Par Roger Pierre

Né le 15 avril 1904 à Saint-Montant (Ardèche), mort le 28 mars 1975 à Montélimar (Drôme) ; instituteur ; militant des Amis de l’URSS et du Parti communiste dans l’Ardèche.

Frère de Gilbert Serret* , Aimé Serret entra en 1920 à l’École normale d’instituteurs de Privas puis fut nommé en 1923 instituteur au Teil. Là, il adhéra au Parti communiste. Il fit son service militaire à Valence et prit la parole, en uniforme, au cours d’une manifestation contre la guerre du Maroc.

Libéré, Aimé Serret milita avec son frère au syndicat unitaire de l’enseignement et assuma de 1926 à 1930 la tâche de secrétaire du groupe des jeunes instituteurs. Les deux frères avaient pendant dix ans suivi le même chemin mais, après l’exclusion de l’aîné, leurs routes, sur le plan politique, se séparèrent définitivement. Aimé Serret continua à militer au Parti communiste et lui resta toujours fidèle.

Nommé successivement au Teil, au Pouzin, à Cruas, à Saint-Basile, près de Lamastre, Aimé Serret fut à la fois un organisateur et un propagandiste apprécié pour ses connaissances et ses qualités d’orateur. Il anima la petite cellule de l’École normale de Privas où dans les années trente ses conférences éducatives contribuèrent à former de jeunes instituteurs communistes (voir Henri Chaze*). Il prit une part importante à la lutte contre la guerre et le fascisme et au développement du Front populaire ; il participa à de nombreux meetings en tant que représentant du mouvement Amsterdam-Pleyel, de l’Association des amis de l’URSS dont il était l’un des dirigeants pour l’Ardèche, ou du Parti communiste. Secrétaire du rayon de Cruas en 1936, il fut appelé au bureau régional Drôme-Ardèche.

Mobilisé en 1939, décoré de la Croix de guerre pour faits militaires, Aimé Serret reprit en 1940 son poste à Saint-Basile ; il dut probablement à l’éloignement de ce petit village de n’y être point inquiété et de pouvoir participer aux activités clandestines de la Résistance. Nommé en 1945 directeur d’école à Baix, il participa aux activités de l’Association France-URSS, à laquelle il avait toujours été attaché. En 1962, Aimé Serret prit sa retraite à Montélimar, milita à sa cellule locale et présida la section de l’ARAC.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article131074, notice SERRET Aimé, François par Roger Pierre, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Roger Pierre

SOURCES : Le Travailleur alpin, 1930-1936. — La Voix populaire, 1936-1939. — L’Émancipation, bull. du syndicat ardéchois de l’enseignement. — Le Progrès-Dauphiné libéré, 31 mars 1975 et Les Allobroges de la Drôme, 9 avril 1975.

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