SIMOUNET Gaston

Par Francis Colbac

Né le 19 mars 1878 à Razac d’Eymet (Dordogne), mort le 24 décembre 1944 à Bergerac (Dordogne) ; médecin ; maire socialiste de Bergerac ; député (1930-1936).

Élève au collège Henri-IV de Bergerac puis à la faculté de médecine de Bordeaux, Gaston Simounet fut une première fois élu conseiller municipal de Bergerac en 1912 sur une liste « républicaine de gauche ». Sous le même sigle, il fut réélu en 1919 et devint adjoint en 1922. Il adhéra peu après à la SFIO dont il conduisit la liste victorieuse aux élections de 1925. Il fut alors élu maire. Il appartenait à la direction de la section SFIO de Bergerac et était directeur politique de son hebdomadaire Vérité. Il fut délégué au XXVIIe congrès de la SFIO (Bordeaux, juin 1930). Candidat aux élections législatives en 1928, il recueillit 4 779 voix au premier tour puis 1 886 au second sur 30 274 inscrits.

L’année suivante, Gaston Simounet était réélu maire après avoir obtenu le plus de voix de tous les candidats en présence, ce qui témoignait de sa réelle popularité, fondée entre autres sur sa réputation de médecin des pauvres. il fut deux fois candidat aux élections sénatoriales, en janvier 1929, lors d’une partielle, et en octobre. En 1930, il posa à nouveau sa candidature à l’occasion d’une élection législative partielle et fut élu député au deuxième tour (12 207 voix sur 24 100). En 1932, il obtint sa réélection. Mais, quelques mois seulement après avoir participé au XXXe congrès de la SFIO (Paris, juillet 1933), il la quitta pour rejoindre le Parti socialiste de France dont il fonda une section à Bergerac le 22 novembre 1933.

Toutefois, en février 1934, Gaston Simounet prit la parole au meeting antifasciste et, de retour de Paris, fit la description des émeutes auxquelles il avait assisté. Sa mutation politique que confirma le 12 juin 1934 l’organisation d’un meeting qu’il présida, avec la participation de Marcel Déat, ne devait pas être acceptée par l’électorat bergeracois. Aux élections municipales de 1935, la liste qu’il dirigeait fut écrasée et la liste SFIO élue au second tour, grâce au soutien des communistes. L’année suivante, il perdait de même son siège de député, n’obtenant que 4 171 voix sur 24 400, au profit du candidat communiste Paul Loubradou* , élu au second tour, avec le désistement socialiste. La carrière politique de Gaston Simounet était alors terminée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article131304, notice SIMOUNET Gaston par Francis Colbac, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Francis Colbac

SOURCES : Arch. Dép. Dordogne, 1 M 77 ; 3 M 83, 86, 87, 90, 256 ; 4 M 186. — Vérité, novembre 1933. — La Voix socialiste. — C.r. des congrès SFIO.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable