SOSSO Jean [SOSSO Giovanni, Battista, Costantino, dit SOSSO Jean-Baptiste ou]. Pseudonymes : AUBER Jean ou GUILLEMOT Jean ou Capitaine Jean

Né 13 août 1906 à Turin (Italie), mort le 11 mai 1957 à Paris (XIIe arr.) ; peintre en bâtiment ; militant communiste ; résistant.

Venu en France avec sa famille en 1913, Giovanni Battista Costantino Sosso dit Jean Sosso acquit une formation de joaillier mais, devant la crise, il travailla à Lille (Nord) comme peintre en bâtiment. Arrêté dans une manifestation et expulsé de France vers 1929, il vécut un certain temps en Belgique puis son frère lui procura de faux papiers qui lui permirent de rentrer en France sous le nom de Jean Auber.

Sympathisant communiste, militant des Amis de l’Union soviétique, Jean Sosso dirigea une délégation en URSS pour les fêtes du 1er Mai 1933 et se lia à Suzanne Cagé* qui participait au même voyage. Ce n’est qu’au retour qu’il adhéra au Parti communiste et devint permanent à mi-temps des AUS (400 F par mois). Il codirigea la Fédération du Nord des AUS avec Suzanne Cagé jusqu’en 1939.

Au début de la guerre, il se rendit chez son frère Dominique à Suresnes, puis avec Suzanne Cagé, ils allèrent à Saintes, Clermont-Ferrand puis à Lyon où ils obtinrent le contact avec Félix Cadras* en juillet 1940. Le Parti communiste chargea Sosso de mission dans la région de Toulouse mais il revenait régulièrement à Lyon où Suzanne Cagé donna naissance à leur fils, Jean Cagé, le 22 novembre 1941.

Arrêté en mai 1943 dans la région de Saint-Étienne, emprisonné au Puy, il s’évada dans la nuit du 1er au 2 octobre 1943 avec d’autres prisonniers. Jean Sosso rejoignit un maquis et joua un rôle actif comme capitaine FTP, sous le nom de Capitaine Jean, d’après la notice de Suzanne Cagé.

Après la Libération, il fut journaliste dans la presse communiste, notamment à l’Humanité dont il fut correspondant en Pologne à partir de 1952, pendant de longues années. Il avait aussi travaillé à France d’Abord. l’Humanité rappela, au moment de son décès, qu’il avait été pendant l’Occupation colonel FTP sous le nom de Jean Guillemot puis, pendant de longues années, correspondant à Varsovie. Il était décoré de la Croix de guerre et médaillé de la Résistance. Il avait dû arrêter son activité professionnelle à cause de son état de santé.

Jean Sosso mourut à l’hôpital Rotschild, à Paris et serait inhumé au cimetière de Thiais (Val-de-Marne). L’acte de décès indique qu’il était marié avec Marie Raphaele Soto.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article131464, notice SOSSO Jean [SOSSO Giovanni, Battista, Costantino, dit SOSSO Jean-Baptiste ou]. Pseudonymes : AUBER Jean ou GUILLEMOT Jean ou Capitaine Jean , version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

SOURCES : État civil de Paris XIIe. — Rens. de Suzanne Cagé recueillis par Rachel Mazuy. — France d’Abord, juin 1957. — L’Humanité, 14 mai 1957. — Notes de R. Prager.

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