STORACE Édouard, Camille

Par Claude Pennetier

Né le 24 septembre 1896 à Paris (XVIIIe arr.), mort le 31 mai 1966 à Fleury-Mérogis (Essonne) ; boucher puis journaliste ; militant communiste ; déporté à Buchenwald .

Fils d’un employé et d’une couturière, Édouard Storace, était boucher. Il fut blessé pendant la Première Guerre mondiale. Il devient conseiller juridique en 1934 à Bois colombes et fut candidat aux élections de 1935.

Secrétaire en 1935 de la section communiste de Bois-Colombes (Seine) où il était domicilié, il était également membre du comité du rayon communiste de Colombes et de Bois-Colombes. En mai 1935, il fut candidat au conseil général dans la 3e circonscription de Colombes. Ayant obtenu 575 voix, il se désista au second tour en faveur du candidat socialiste, Albert Gazier*, qui fut battu.

Secrétaire du comité antifasciste de Bois-Colombes, Édouard Storace faisait partie en 1936 du comité de rédaction de La Voix populaire, organe hebdomadaire du PC pour Colombes, Bois-Colombes, Courbevoie et La Garenne-Colombes (n° 1, 6 mars 1936). Il se confond vraisemblablement avec Storace, secrétaire du rayon communiste d’Asnières en octobre 1936.
Rédacteur sportif puis journaliste parlementaire au Sénat à l’Humanité, il fut contraint de passer à la clandestinité en 1939 à la suite de la répression anti-communiste.

Arrêté le 2 juillet 1942 à son domicile, Édouard Storace fut interné à Compiègne puis déporté le 14 mai 1944 à Buchenwald (matricule 51 287) d’où il fut rapatrié le 30 avril 1945. Il avait été membre de la Brigade d’action libératrice de Buchenwald.

Il fut ensuite rédacteur à l’Humanité, rédacteur, il fut envoyé spécial en Chine en novembre 1949. En 1950, il dénonça "La Grande conspiration de Tito" (11 mai 1950). Il devint rédacteur en chef de La Vie ouvrière de 1958 à 1959. Il eut une première crise de paralysie cette dernière année. À la fin se vie, il était devenu aveugle. Édouard Storace mourut au centre hospitalier (clinique des déportés) de Fleury-Mérogis (Essonne) et fut inhumé à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) où il habitait. Son acte de décès porte la mention « Mort pour la France ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article131708, notice STORACE Édouard, Camille par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 15 mars 2017.

Par Claude Pennetier

SOURCES : L’Humanité, 27 mai 1935, 1er juin 1966. — La Voix populaire, 6 mars 1936. — Le Travailleur de la banlieue Ouest, 31 octobre 1936. — La Vie ouvrière, nº 1133, 8 juin 1966, p. 11. — Musée de la Résistance d’Ivry. — Rens. de L. Bonnel. — RGASPI, pas de dossier à son nom dans les archives du Komintern.

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