TACCO Jean, Benoît, Noël

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Né le 31 janvier 1890 à Nice (Alpes-Maritimes), mort probablement avant 1945 ; garçon livreur, caviste, ouvrier tonnelier ; militant syndicaliste CGTU ; militant communiste.

Fils d’un sellier bourrelier et d’une cigarière, Jean Tacco fit ses études primaires à Nice. Ouvrier tonnelier et secrétaire du syndicat CGTU des ouvriers tonneliers de Nice, adhéra au Parti communiste en 1924. Il fut l’un des plus actifs dirigeants communistes des Alpes-Maritimes pendant la période 1925-1935. Sa mère et sa femme travaillaient à la Manufacture des tabacs tout en militant au Parti communiste et à la CGTU. Son nom apparaît en août 1925 comme délégué des Alpes-Maritimes au congrès ouvrier et paysans de Marseille contre la guerre.

Délégué au congrès national de Lille du Parti communiste (juin 1926) où il intervint à deux reprises, sur l’Italie fasciste et sur la question des fractions, il était dirigeant régional de la CGTU depuis 1926, responsable des questions syndicales au comité du rayon communiste départemental, Jean Tacco approuva sans réserve la politique syndicale de son parti. Les rapports entre Virgile Barel* et Tacco étaient orageux. Ainsi, en 1931, Jean Tacco, partisan d’une manifestation violente à l’occasion de la venue à Nice du président de la République, accusa Barel de défaitisme et d’opportunisme. Par la suite leurs rapports s’améliorèrent et, à la fin de sa vie, Vigile Barel parlait de Jean Tacco avec estime et même admiration (témoignage de Jacques Girault). Il était secrétaire de la cellule n° 1 (ou 4 ?) et devint secrétaire du sous-rayon de Nice en 1932. À la même époque, Jean Tacco était délégué régional du Secours rouge international. En juillet 1934, il aurait démissionné de ses fonctions, ne voulant pas « recevoir des ordres du sommet où siègent comme des dieux les Barel, les Ravel, les Campanelli ».

Le Parti communiste l’avait présenté aux élections législatives du 22 avril 1928 dans la deuxième circonscription de Nice où il obtint 388 voix sur 16 253 inscrits puis dans la troisième de Nice, le 1er mai 1932 où il recueillit 180 voix sur 14 686 inscrits.

Dans son autobiographie de 1934, il écrivait : "Je me suis instruit en militant, je lis l’humanité, j’ai lu quelques brochures", "J’ai peu lu nos théoriciens".

Il était conseiller prud’homme et militant du Secours rouge national.


Gérant du Cri des travailleurs, journal de la Fédération du Parti communiste, en 1938-1939, Jean Tacco fut interné le 15 mars 1940 à Chibron (Var) puis à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) le 14 février 1941. Il serait mort avant la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article131863, notice TACCO Jean, Benoît, Noël par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 13 mars 2011.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 1804, 11/06/1934 Nice, classé A. — Arch. Nat. F7/12972, 13030, 13090, 13096, 13104, 13124 et 13132. — Le Travail, avril 1932. — La Barricade, 2 et 11 avril 1933. — Le Cri des travailleurs, 1935. — Notes de Jacques Girault.

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