THIRIOT Henri, Armand, Gaston

Né le 23 mars 1908 à Arches (Vosges) ; maçon, serrurier puis métallurgiste ; militant syndicaliste CGTU ; militant JC puis communiste.

Henri Thiriot était fils de Marie-Joseph Victor Thiriot, âgé de vingt-six ans, coiffeur à Arches d’après l’état civil devenu ouvrier du textile dans les Vosges, d’après Henri Thiriot, et de Marie-Joséphine née Séverin, vingt-trois ans, couturière à Arches. Son père était, ancien combattant et membre de l’ARAC. Sa mère était morte avant 1932 et à cette époque, il n’avait plus de contacts familiaux. Il suivit l’enseignement primaire jusqu’à l’âge de douze ans.

Henri Thiriot travaillait comme maçon à Épinal (Vosges), militait activement au syndicat unitaire du Bâtiment depuis le 12 octobre 1925 et fut membre de l’UL d’Épinal, puis il adhéra aux Jeunesses communistes le 1er janvier 1926. Parallèlement, il milita, d’après son autobiographie, « pendant près de deux ans comme responsable dans le rayon du PC d’Épinal ». Il était « chargé également du travail A... spécial ». « Délégué par les travailleurs des Vosges en URSS » au mois d’octobre 1927, en novembre il représenta les ouvriers des Vosges aux fêtes du Xe anniversaire de la Révolution russe à Moscou.

A son retour, Henri Thiriot travailla à l’usine à gaz de Nancy (Meurthe-et-Moselle) et fut nommé secrétaire régional des Jeunesses de la Région Est et membre du BR du PC.

Fin 1928, il partit « au régiment » où il se fit particulièrement remarquer : « J’ai participé et dirigé deux manifestations de soldats. Bitche, manœuvre de la 77e DI, 17e RJ. Refus de travail et réclamations collectives contre le manger, le 29 juin 1929. Manifestations contre le pain de guerre (biscuits) et contre les marches de 30 à 40 km, nous avions lancé contre le surmenage et la fatigue des papillons invitant les soldats. Total, le lendemain, quatre-vingt étaient malades. »

Henri Thiriot fut condamné à dix-huit mois de prison « de droit commun » pour « outrages à l’armée » et « provocation à l’indiscipline » par le tribunal militaire de Landau (Allemagne) et interné à Clairvaux (Aube) « et ce n’était pas une "sinécure » ». Libéré de le 29 juillet 1931, il termina son service militaire « en butte aux brimades et aux provocations des GDV ». Il devint secrétaire régional des Jeunesses communistes à Nancy et fut coopté au CC des JC.

En 1932, il était membre du conseil du syndicat des métaux à Nancy, et membre du DRI.

Dans son autobiographie, il indique que pour « comme instruction politique, [il a] lu, de Marx, Le Matérialisme historique, Le Socialisme scientifique et utopique, Le Manifeste communiste, quelques extraits du Capital et de Lénine, L’État et la Révolution, Que faire ?, l’Impérialisme, dernière étape, La Commune de paris, Sur la route de l’insurrection [et qu’il lit] régulièrement les Cahiers, par intermittence La Correspondance internationale et deux ou trois fois par semaine Le Populaire. Il signale aussi que son incarcération ne lui a pas permis de s’éduquer, « étant coupé complètement de la vie extérieure ».

Henri Thiriot fut candidat aux élections législatives de 1932 dans l’arrondissement de Remiremont (Vosges) et c’est sans doute à cette occasion qu’il rédigea son autobiographie. Il recueillit 1 548 voix sur 21 436 inscrits. Il était alors, selon l’Humanité, ouvrier métallurgiste.

Le 28 mars 1936, il se maria avec Marie-Louis Billiard à Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle) et le 16 avril 1997, il changea de régime matrimonial à Chalons-en-Champagne.(sur-Marne ?) (Marne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article132491, notice THIRIOT Henri, Armand, Gaston , version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 13 mars 2011.

SOURCES : RGASPI, 495 270 819, Paris 13.03.1932. — État-civil d’Arches (Vosges). — Arch. Dép. Meurthe-et-Moselle, 1 M 641 et 651. — Arch. Dép. Vosges, 13 M 77. — La Lorraine ouvrière et paysanne, 1927-1932. — La Vie socialiste, 14 mai 1932. — l’Humanité, 5 avril 1932.

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