TRÉMÈGES Charles

Par Claude Geslin, François Prigent

Né le 14 mars 1894 à Léran (Ariège) ; mort le 12 mai 1942 à Pontivy (Morbihan) ; vérificateur des contributions indirectes ; candidat SFIO aux législatives en 1928 (Redon) ; président du Foyer Laïque de Gourin ; militant CGT, SFIO, LDH.

Ses parents, Victor Trémèges et Marie Rouaix vivaient dans le Sud-Ouest, en Ariège puis en Haute-Garonne.
Né le 14 mars 1894 à Léran (Ariège), Charles Trémèges se déclarait « valet de chambre », domicilé à Toulouse au moment de son service militaire en 1914. Mobilisé au début du conflit, il fut gravement blessé à la main droite, le 3 avril 1915, d’après sa fiche de recrutement matriculaire qui fait mention de ses décorations et son impotence dès lors.
Marié le 9 juillet 1918 au Grand-Fougeray (Ille-et-Vilaine) avec Maria Garel (1897-juillet 1940), il était père de deux enfants, Charles Trémèges (1919-1962) et Janine, remarqués lors de leurs études.
Vérificateur des Contributions indirectes à Messac (Ille-et-Vilaine), Charles Trémèges était secrétaire de la section SFIO de Messac-Guipry (1925-1928). Responsable CGT et LDH, il fut candidat aux élections législatives de 1928 dans la circonscription de Redon, recueillant 2 126 voix sur 18 408 suffrages exprimés (soit 11.55%). Devançant le candidat PCF (Coffre, 776 voix), Charles Trémèges symbolisait l’essor du vote SFIO face aux droites (Bret, URD, élu dès le 1er tour avec 11 198 voix) et aux républicains de gauche modérée (Duclos 4808 voix). Au sein de mondes militants réduits dans les zones de faible enracinement de la gauche, ses engagements pluriels témoignaient du multipositionnement obligatoire et pragmatique des militants socialistes.
En 1929, il était secrétaire de la section de Rennes du syndicat national des Contributions indirectes (CGT). Dans les années 1930, il fut muté à Gourin, continuant à militer dans les sphères laïques, syndicales, socialistes et humanistes, puissantes dans ce secteur. Dès 1933, son engagement était souligné dans la presse locale au sein du Foyer Laïque de Gourin (aux côtés de Kergaravat), dont il fut le président jusqu’à son décès. Responsable LDH (au moins en mai 1937), trésorier de la section UFAC présidée par l’ancien élu SFIO puis PCF brestois Jean Le Tréïs, revenu à la SFIO dans les années 1920 (mars 1936), trésorier de la section SFIO de Gourin (mars 1938) ainsi que de l’association locale de chasse (août 1938), Charles Trémèges s’imposait comme une figure connue et reconnue des gauches socialistes laïques à Gourin. Pris d’un malaise lors d’un déplacement pour affaires, il décéda subitement le 12 mai 1942 à Pontivy (Morbihan).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article133080, notice TRÉMÈGES Charles par Claude Geslin, François Prigent, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 25 juin 2021.

Par Claude Geslin, François Prigent

SOURCES : Arch. Dép. Ille-et-Vilaine, 3 M 38. -Arch. Dép. du Morbihan. - L’Aurore d’Ille-et-Vilaine ; Le Rappel du Morbihan ; Le Nouvelliste du Morbihan ; Ouest-Eclair. – Fiche-matricule. -François Prigent, Les réseaux socialistes en Bretagne des années 1930 aux années 1980, thèse, Université Rennes 2, 2011.

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