VALTAT Maria [née LAYMA Maria]

Par Claude Pennetier

Née le 20 janvier 1895 à Tauriac (Lot), morte le 16 juin 1977 au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) ; fonctionnaire des PTT ; secrétaire fédérale adjointe du Parti communiste dans l’Yonne ; maire adjointe de Blanc-Mesnil (Seine, Seine-Saint-Denis).

Maria Valtat dans un congrès communiste
Maria Valtat dans un congrès communiste

Née Layma, fille d’Étienne Layma et de Jeanne Bex, cultivateurs, Maria Valtat, militante communiste de Saint-Léger-Vauban (Yonne), était devenue, avec Armand Simonnot*, et son mari Louis Valtat en 1931, l’une des militantes et militants régionaux de la Ligue internationale des combattants de la paix de l’Yonne.

En 1937, Maria Valtat était secrétaire de la cellule du Parti communiste de Saint-Léger-Vauban (Yonne).

Dès le début de l’occupation, elle participa à la réorganisation du parti dans l’Yonne avec René Roulot* et à la Résistance en région parisienne. Elle obtint la médaille de la Résistance et de la Croix de guerre.

Après la Libération, Maria Valtat était secrétaire fédérale adjointe du Parti communiste dans l’Yonne. C’est elle qui fit embaucher le 1er juillet 1945 Robert Simon* comme rédacteur au Travailleur de l’Yonne, organe de la Fédération du PCF dont il fut le directeur de 1947 à janvier 1949, date de la disparition de ce journal. Elle appela aussi Armand Simonnot pour établir les dossiers des FTP de l’Yonne tombés au combat. Mise en cause dans sa fédération, elle quitta le département de l’Yonne.

Robert Loffroy raconte : "Son long passé de militante révolutionnaireallait être minutieusement fouillé. Ses brillants services de réssitance FTPF allaient être passés au peigne fin. Le fait d’être sortie indemne de tant de dangers affrontés, de tant de situations périlleuses, la rendait suspecte aux yeux de ses inquisiteurs. En vai, Maria faisait face avec sa fougue habituelle à toute les attaques dont elle était l’objet (...] À l’issue des travaux de la conférence fédéral qui allait se tenir à Auxerre les 8 et 9 décembre 1951, Maria Valtat, accusée de se livrer à un travil fractionnel au sein du Parti, était écartée de toute responsabilité dans la Fédértion de l’Yonne (...] Quelques mois plus tard, Maria quiitait Auxerre pour aller s’installer près de sa bele-soeur au Blanc-Mesnil."

Elle devint adjointe au maire du Blanc-Mesnil.

Elle décéda en 1977, après avoir été faite chevalier de la Légion d’honneur, et obtenu la médaille de la résistance et la croix de guerre.

Après un premier mariage en 1912, elle s’était mariée le 27 août 1920 à Paris (XIIIe arr.) avec Claude Louis Valtat.

Une maison de retraite du Blanc-Mesnil porte son nom.

Son fils, Marcel Valtat était en 1947 secrétaire de Charles Tillon.
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Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article133582, notice VALTAT Maria [née LAYMA Maria] par Claude Pennetier, version mise en ligne le 23 septembre 2014, dernière modification le 23 septembre 2014.

Par Claude Pennetier

Maria Valtat dans un congrès communiste
Maria Valtat dans un congrès communiste
Délégué"es dans l'Yvonne dans un congrès communiste (on ne sait pas lequel)
Délégué"es dans l’Yvonne dans un congrès communiste (on ne sait pas lequel)
Collection du Musée de la Résistance dans le Morvan. Communiqué par Olivier Grandjean

SOURCE : Le Travailleur, 12 juin 1937. — Le Travailleur de l’Yonne, passim. — Notices Robert Simon et Armand Simonnot. — Notes d’Olivier Grandjean. — Robert Loffroy, Souvenirs de guerre (1939-1945), op. cit. — État civil et état civil en ligne cote 4 E 2805.

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