VÉTO Marcel, Auguste, Joseph

Par Daniel Grason

Né le 25 mars 1902 à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 12 avril 1973 à Tourcoing (Nord) ; chauffeur de taxi ; communiste ; volontaire en Espagne républicaine ; résistant.

Marcel Véto était le fils d’Étienne et d’Amélie, née Cochard, il arriva avec ses parents à Clichy (Seine, Hauts-de-Seine) en 1919. Il se maria à Clichy le 27 août 1925 avec Julia Marolleau, née à Asnières, le couple habita 13 rue du Docteur Émile-Roux à Clichy. Il adhéra au parti communiste, à la CGTU, puis à la CGT. Il fut trésorier de la Société mutuelle des conducteurs de voitures de Place, La Professionnelle ; délégué permanent du syndicat des cochers-chauffeurs, dont Léon Girault dit Depollier* était secrétaire général.
Il partit combattre en Espagne dans les Brigades internationales, son rapatriement eut lieu début novembre 1938. Le Comité d’aide à l’Espagne républicaine de Clichy présidé par Joseph Legarlantézec*, conseiller municipal socialiste organisa le dimanche 13 novembre 1938 une réception pour le retour des brigadistes, en présence des sections communistes et socialistes, de l’Union des syndicats, du Comité mondial des femmes, en présence de Maurice Naile, conseiller général communiste.
Les Brigadistes de Clichy : Couégnias, Marcel Grelaud, Marcel Haulard, Roger Ledinot, René Legrand, Ernest Lemoigne, Ernest Mathier, Riébé, Roeland, Marcel Véto, et André Paillez de Bois-Colombes, étaient là. Marcel Grélaud prit la parole, il rendit hommage, - en présence de sa mère - à Maurice Maldent mort le 2 août en Espagne. Il déclara : « Nous qui avons lutté dans les tranchées de la liberté, face aux troupes d’invasion étrangère, nous savons que notre sacrifice aurait été inutile si le peuple d’Espagne n’avait pas su faire l’unité.
Nous n’avons fait que changer de front, mais ici comme en Espagne, nous jurons de consacrer tous nos instants à la lutte antifasciste, jusqu’à la victoire définitive du peuple espagnol et du nôtre contre tous ses ennemis ».
En mai 1939, Marcel Véto fit partie du bureau du Ier congrès des cochers chauffeurs de la Seine. Connu du commissariat de Clichy pour son appartenance au parti communiste, son domicile fut perquisitionné sans résultat en novembre 1940. Le 28 janvier 1943, la police de sûreté allemande, Kommando de Paris écrivit à la préfecture de police de Paris, « aux bons soins de monsieur le commissaire David » de la Brigade spéciale n° I. Marcel Véto était accusé d’avoir : « facilité la fuite de Depollier et l’avait mis en relation avec le PC illégal ». Les policiers allemands ordonnaient à la police française « de procéder à son arrestation et à la remise à notre disposition immédiate ».
Marcel Véto se remaria le 17 juin 1947 avec Odette Spriet à Roubaix (Nord).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article134278, notice VÉTO Marcel, Auguste, Joseph par Daniel Grason, version mise en ligne le 7 novembre 2011, dernière modification le 7 septembre 2020.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. 77 W 43. – Arch. Mun. Gennevilliers, La Voix populaire, 18 novembre 1938. – Le Travailleur parisien, juin-juillet 1939. – État civil, Saint-Nazaire.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément