WIERZBOLOWIEZ André, Louis [écrit par erreur VIERZSBOLOVIECZ André, ou BERVELOVIECH André]

Par Claude Pennetier, Benoit Willot

Né le 16 août 1893 à Paris (XXe arr.), mort le 30 décembre 1980 à Créteil (Val-de-Marne) ; employé de librairie et écrivain ; militant communiste de Joinville-le-Pont ; collaborateur de Jean Fréville pour l’écriture de Fils du peuple de Maurice Thorez.

André Louis Wierzbolowiez est le fils de Jean André Wierzbolowiez, mécanicien, ancien lutteur devenu forain, et de son épouse Marie Eugénie Lachenal, perleuse. Il naquit à Paris (XXe arr.) et fut confié par ses parents à sa grand-mère.

Il s’installa à Joinville-le-Pont (alors dans la Seine, aujourd’hui en Val-de-Marne) où il épousa Anne Marguerite Cotrone en septembre 1917.
Autodidacte, il devint, dans les années vingt, gérant de la librairie de l’Humanité, située 120 rue Lafayette où il était connu sous le pseudonyme d’« André ».

Lors des élections municipales des 5 et 12 mai 1929, il fut candidat en 8e position sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP, communiste) aux élections municipales à Joinville-le-Pont. La liste était conduite par le futur député de Seine-et-Marne Roger Bénenson. Elle obtint en moyenne 391 voix au premier tour, soit 18,4 % des suffrages exprimés. Au second tour, elle se maintint contre la liste du cartel des gauches, conduite par le radical Georges Briolay, qui comprend des socialistes SFIO. La liste BOP recueillit 278 voix en moyenne (12,5 %). La liste radicale et socialiste fut élue en totalité.
André Wierzbolowiez se présenta sur la liste de la CGTU dans la huitième catégorie de la section commerce aux élections prud’homales du 13 novembre 1932, s’identifiant comme « employé de librairie. »

Il fut exclu du Parti communiste en 1934 en raison de son opposition à la politique d’alliance avec les socialistes. Cependant Jean Fréville lui aurait demandé de l’aider à rédiger la biographie du secrétaire général du PC que Maurice Thorez fit publier en 1937, aux Éditions sociales internationales, sous le titre de Fils du peuple. Cette version fut contestée par Victor Fay. L’ouvrage connut plusieurs éditions successives remaniées tant au niveau du texte qu’à celui des photographies encartées. Le fameux acrostiche « Fréville a écrit ce livre » qui serait dû à l’esprit malicieux de Wierzbolowiez, disparut de l’édition de 1949.

André Wierzbolowiez aurait également fourni les matériaux de Pain de brique, premier livre de Jean Fréville, ainsi que de celui intitulé Port-Famine.

On le retrouve dans les archives de Moscou sous le nom de Berveloviech André (RGASPI 495 270 833), militant de Joinville-le-Pont (Seine). Son nom réapparaît dans les archives à l’occasion de l’affaire Marty. Il envoya au mutin de la Mer Noire une lettre de sympathie pleine d’ironie.
André Wierzbolowiez décéda à Créteil (Val-de-Marne) le 30 décembre 1980 à l’âge de quatre-vingt sept ans.

On trouve plusieurs orthographes fautives de son nom dans les sources imprimées : Wierzbolowiecz, Vierzsboloviecz, Viresboloviecz, Berveloviech…

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article134517, notice WIERZBOLOWIEZ André, Louis [écrit par erreur VIERZSBOLOVIECZ André, ou BERVELOVIECH André] par Claude Pennetier, Benoit Willot, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 21 novembre 2012.

Par Claude Pennetier, Benoit Willot

SOURCES : Ph. Robrieux, Maurice Thorez, vie secrète et vie publique, Paris, Fayard, 1975. — Le Monde, 21 octobre 1972. — L’Humanité, 8 novembre 1932. — RGASPI, 495 270 833. — Arch. Marty, CHS Paris I. — Archives du Val-de-Marne (élections). — État civil de la Ville de Paris.

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