VINCENS

Par Maurice Moissonnier

Instituteur à Lyon (Rhône) et membre du Syndicat national des instituteurs affilié à la CGT, Vincens fut membre de la commission exécutive de l’Union départementale CGT du Rhône après la réunification et représenta l’UD au Comité de rassemblement populaire du Rhône entre 1936 et 1938. Pendant cette période, il participa à de nombreux meetings et manifestations organisés dans la région lyonnaise par la CGT ou le Rassemblement populaire. Dans ce dernier organisme, le 9 septembre 1938, en accord avec les représentants du Parti socialiste Renaud et Meyer, il opposa à un texte, présenté par les communistes (qui demandaient une attitude ferme devant les prétentions d’Hitler sur la Tchécoslovaquie), une motion favorable à la « révision du traité de Versailles » qui affirmait : « La Tchécoslovaquie présente, en raison même de sa situation, un danger certain de guerre. Seul le capitalisme peut trouver un profit au maintien d’un État sans unité physique, ethnique et religieuse. »

Vincens déclara alors qu’il parlait en son nom personnel et qu’il était en désaccord avec la direction confédérale et Léon Jouhaux*, qui venaient de prendre position contre le chantage des nazis. Il faisait partie de « l’équipe loyale et dévouée » dont Léon Émery* « était devenu le centre » et il partageait les orientations ultra-pacifistes qui caractérisaient ce groupe.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article134779, notice VINCENS par Maurice Moissonnier, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Maurice Moissonnier

SOURCES : Arch. BT de Lyon. — Arch. UD-CGT du Rhône. — La Voix du peuple, 16 septembre 1938.

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