VITAL Georges, Adrien

Par Jean-Michel Gaillard

Né le 14 novembre 1886 à Pradelles (Haute-Loire), mort le 6 janvier 1942 à Pradelles ; mineur ; militant syndicaliste CGT, puis CGTU ; militant communiste ; conseiller municipal.

Fils d’un sabotier, Georges Vital, ouvrier mineur à la Compagnie des mines de La Grand’Combe (Gard), représenta le syndicat CGT de cette ville au congrès des mineurs du Gard tenu à Alès le 24 août 1919. Élu délégué mineur à la fin de 1919, il fut l’un des premiers à oser véritablement exercer son rôle et à critiquer vigoureusement les négligences, en matière de sécurité, d’une compagnie jusque-là toute puissante.

Faisant régulièrement ses comptes rendus de délégué mineur dans les colonnes de L’Émancipateur, organe de la Fédération du Gard et de la Bourse du Travail d’Alès, Georges Vital s’occupait plus particulièrement de la section de Trescol du syndicat des mineurs CGT de La Grand’Combe. Au moment de la scission, il choisit la CGTU et devint à la fois secrétaire du syndicat unitaire et membre de la commission administrative de la Fédération CGTU des mineurs du Gard dont le secrétaire était Georges Dupuy*.

Très apprécié de ses camarades, au-delà même de toute divergence politique ou syndicale, Georges Vital fut l’un des organisateurs les plus actifs des grèves de 1920-1921 qui marquèrent un véritable tournant dans le climat social de la Compagnie des mines, habituée à régner sans partage depuis de longues années sur une main-d’œuvre bien encadrée. Il représenta son organisation au congrès extraordinaire des mineurs unitaires tenu à Alès le 6 août 1922. Devenu membre du Parti communiste — il devait être en 1932 trésorier de la cellule de La Grand’Combe (voir Paul Artigues.*) —, il continua ses activités syndicales et son travail de délégué mineur, poste auquel il fut constamment réélu jusqu’à la guerre. Il présida le congrès des mineurs unitaires tenu à La Grand’Combe le 21 février 1932. L’année suivante, il devint le premier président syndical de la société de secours des mines de La Grand’Combe au nom de la CGTU qui contrôlait aussi les sociétés de Molières, Rochebelle, Le Martinet, La Vernarède, alors que la CGT n’avait que celles de Bessèges et Saint-Jean-de-Valériscle et le patronat celle de Saint-Martin-de-Valgalgues.

Son militantisme actif en faveur de l’unité, et sa popularité dans la ville lui valurent de devenir secrétaire du syndicat CGT réunifié en 1935. A la veille de la guerre, Georges Vital était président de l’Union régionale des sociétés de secours du Sud, dont le siège était à Alès et président de la Fédération régionale des syndicats des mineurs du Gard. Il fut délégué au congrès de la Fédération CGT du Sous-sol en 1938.

Georges Vital fut un temps conseiller municipal communiste de La Grand’Combe. Arrêté sous l’Occupation fin 1940, il mourut le 6 janvier 1942 à Pradelles.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article134925, notice VITAL Georges, Adrien par Jean-Michel Gaillard, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par Jean-Michel Gaillard

SOURCES : Arch. Nat. F 13130. — L’Émancipateur. — Le Réveil des mineurs. — La Tribune des mineurs du Gard. — Stéphane Courtois, La Politique du PCF et ses aspects syndicaux, 1939-1944, Thèse 3e cycle, Nanterre, 1978.

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