VUARIN Georges

Par Robert Serre

Né le 20 mars 1912 à Paris, fusillé sommairement le 8 juillet 1944, en représailles, à Portes-lès-Valence (Drôme) ; métallurgiste lyonnais ; militant syndicaliste CGTU ; militant communiste ; résistant.

Fils d’un militant socialiste, gravement blessé à la fin de la Première Guerre mondiale, qui était devenu dès 1921 membre du Parti communiste, Georges Vuarin adhéra au Parti communiste en 1934. Il fut l’un des responsables lyonnais du syndicat CGTU des Métaux, il figura en 1936 à la commission départementale chargée de mettre en œuvre la réunification des syndicats décidée au congrès de Toulouse. A la même époque, il faisait partie du collectif de direction du rayon communiste de Monplaisir à Lyon (Rhône). Lorsqu’il suivit en 1938 l’école communiste Rhône-Alpes, il était membre du comité de section et du bureau du syndical des métaux. Classé 8e, il bénéficait d’un bon rapport : « Aurait dû mieux se classer — fut un des meilleurs élèves — apprend avec facilité — assez brillant dans ses réponses — Son défaut semble être une insuffisante énergie dans son travail. Aurait pu faire mieux — lui donner davantage le sens de ses responsabilités. A des possibilités et je pense de l’étoffe pour faire un bon militant syndical (connaît bien son milieu et les questions syndicales- — doit être appelé à des responsabilités plus grandes, aidé, suivi et vérifié dans l’application de ses tâches par la direction régionale. » (RGASPI).

Résistant, arrêté le 23 juin 1944 et incarcéré au fort Montluc, Georges Vuarin fut torturé dans les locaux de la Gestapo lyonnaise et figura parmi les trente prisonniers exécutés en représailles de sabotage par les troupes allemandes à Portes-lès-Valence (Drôme) le 8 juillet 1944.

Son nom figure sur la stèle de fusillés de Portes-lès-Valence (Drôme).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article135095, notice VUARIN Georges par Robert Serre, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 17 septembre 2018.

Par Robert Serre

SOURCES : Arch. de l’UD-CGT du Rhône (non classées). — RGASPI, Moscou, 517 1 1887 — La Voix du peuple, 15 janvier 1937. — Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 273. — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 197. — Notes de Maurice Moissonnier.

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